Hassan Rohani réélu président avec 57% des voix — Iran

Hassan Rohani réélu président avec 57% des voix — Iran

Hassan Rohani réélu président avec 57% des voix — Iran

Malgré tout, l'homme qui sortira victorieux de cette élection à deux tours (19 puis 26 mai) aura une influence non négligeable sur l'évolution d'un État clé pour la stabilité du Moyen-Orient (sur les tensions en Syrie, au Yémen, sur l'évolution du dossier nucléaire...). Des élections qui revêtent une importance particulière au-delà des frontières iraniennes. "Parce que vous en profitez aussi", a lancé pour sa part Ghalibaf. Ensuite à cause du rôle régional que joue l'Iran. Il a promis tout au long de son mandat une amélioration de la situation économique et sociale qui n'est pas venue pour l'immense majorité de la population.

Rohani qui brigue un second mandat de quatre ans, a haussé le ton cette semaine en affirmant que les électeurs devaient choisir entre plus de liberté et la répression, mais ce débat a été centré sur les questions économiques.

Le président sortant, Hassan Rohani, a été réélu, selon des résultats partiels officiels communiqués ce samedi matin.

Hassan Rohani a consacré la majeure partie de son premier mandat à la négociation de l'accord nucléaire, qui a entraîné une levée partielle des sanctions internationales frappant l'Iran depuis près de 10 ans. Egalement à l'actif du président modéré, une forte baisse de l'inflation, passée de 40 % il y a 4 ans à environ 8 % même si le taux de chômage n'a pas encore baissé.

"Le peuple iranien veut vive en paix et dans l'amitié avec le reste du monde, mais n'accepte pas la menace et l'humiliation". Des membres du camp adverse, davantage conservateur, ont reconnu leur défaite. Haussant de plus en plus le ton, le président modéré a critiqué son principal rival, Ebrahim Raissi, connu pour avoir été responsable de milliers d'exécutions en Iran. Un choix dangereux pour la stabilité d'une région si importante pour le monde, et si proche de nous. Il devancerait largement son adversaire conservateur, le religieux Ebrahim Raissi, à l'élection présidentielle qui s'est tenue vendredi.

Parmi les candidats, le président sortant Rohani et Raïssi font figure de favoris. M. Rohani vient d'attaquer ses adversaires conservateurs en affirmant: "Je suis candidat pour dire aux partisans de la violence et aux extrémistes que leur époque est révolue". C'est le pire bilan des vingt dernières années dans le pays du poète Hafez.

L'accord sur le nucléaire en suspens? Le guide suprême peut opposer son veto à toutes les politiques et dispose du contrôle ultime sur les forces de sécurité. "Mais s'il n'est pas élu président, il ne pourra plus prétendre à devenir Guide car il n'aura pas gagné la légitimité du peuple". "Je vais encaisser le chèque" de l'accord, dit-il. Côté américain, la rupture de l'accord serait difficile. Cela s'explique par le fait qu'il est toujours compliqué de faire du business en Iran: de nombreuses banques ne veulent pas financer des projets. De plus, toutes les grandes sociétés, notamment les compagnies pétrolières, sont dans une position d'attente pour voir si Trump va renouveler fin mai la suspension des sanctions américaines contre l'Iran. "Si Trump devait d'ici début juin rétablir les sanctions liées au nucléaire, ce serait un coup sévère contre l'accord et, par ricochet, pour l'économie iranienne", a prévenu M. Jahanguiri, espérant que les pays européens, la Chine et la Russie ne permettront pas aux Etats-Unis de perturber l'application d'un pacte nucléaire existentiel pour son pays.

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