Le gouvernement Philippe, une "petite coalition"

Gouvernement: Macron a voulu anticiper pour éviter les mauvaises surprises

Gouvernement: Macron a voulu anticiper pour éviter les mauvaises surprises

"L'information" peut prêter à sourire, mais voilà, on n'en sait pas plus sur la composition du premier gouvernement sous la présidence d'Emmanuel Macron.

Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, a annoncé mercredi 17 mai la composition du gouvernement d'Edouard Philippe. Mais en privé, le candidat malheureux à la primaire de la droite a déconseillé au député-maire LR du Havre d'accepter de devenir Premier ministre d'Emmanuel Macron. Avec ce gouvernement aux idées plutôt de droite, Emmanuel Macron assume ses tendances profondes, et porte un coup à Les Républicains. Le gouvernement est donc paritaire, comme prévu par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. La parité y est respectée, avec onze femmes et onze hommes et autant de ministres de plein exercice de l'un comme de l'autre sexe, même si la présence du président et du Premier ministre fera pencher la balance du côté masculin. Il est donc encore un peu tôt pour confirmer qu'Édouard Philippe va "être lâché par tout le monde" comme le pronostiquait Alain Juppé. Hier matin, le président Macron et le Premier ministre, Édouard Philippe, étaient encadrés par quatre socialistes, trois centristes, deux Républicains, deux Radicaux de gauche, et des personnalités de la société civile. "Donc bien sûr je participerai aux élections législatives et bien sûr j'essaierai de donner au président de la République la majorité dont il a besoin", a-t-il poursuivi.

Nicolas Hulot occupe une place de choix dans l'organigramme. Nul ne sait ce qu'il adviendra du gouvernement d'Edouard Philippe, mais il faut lui reconnaître une lucidité de départ quand, lundi soir sur TF1, il a souligné que le temps est révolu où l'on pensait que le pouvoir vous reviendrait par un "un jeu d'essuie-glaces ". Sylvie Goulardest nommée ministre des Armées, Jean-Yves Le Drianministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Richard Ferrand ministre de la Cohésion des territoires, Agnès Buzyn ministre des Solidarites et de la Sante, Francoise Nyssen ministre de la Culture, Murielle Pénicaudministre du Travail, Jean-Michel Blanquer ministre de l'Education nationale, Jacques Mézard ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Gérald Darmanin ministre de l'Action et des Comptes publics, Fredérique Vidal ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'innovation, Annick Girardin ministre de l'Outre-mer, Laura Flessel ministre des Sports, Elisabeth Borne ministre chargée des Transports, Marielle de Sarnez est ministre chargée des affaires européennes. Cette nouvelle surveillance avait entraîné en septembre 2014 la démission du secrétaire d'Etat Thomas Thévenoud quelques jours après sa nomination, pour cause d'arriérés fiscaux. Une trentaine d'élus de droite et du centre ont demandé lundi à leurs familles politiques de "répondre à la main tendue" par le nouveau président, élu sur un programme autoproclamé "et de droite et de gauche".

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