Nucléaire, NDDL : Hulot sur la ligne Macron

Le pari de Monsieur Hulot

Ni droite, ni gauche? Voire...

Le nouveau ministre de la transition écologique et solidaire hérite du casse-tête du projet d'aéroport, dont il fut un opposant historique.

Nicolas Hulot est pour l'arrêt du nucléaire. contrairement à Emmanuel Macron pour qui cette source d'énergie "a un avenir". Avec Johanna Rolland et Philippe Grosvalet, je viens donc d'adresser un courrier au Président de la République lui demandant de nous recevoir rapidement pour évoquer ce dossier essentiel à l'attractivité des Pays de la Loire. "C'est la capacité de l'Etat à faire respecter la décision des urnes", a-t-il ajouté en référence à la consultation des électeurs de Loire-Atlantique où le "oui" au projet d'aéroport l'a emporté, en juin 2016. La médiation de six mois, voulue par Emmanuel Macron, et confirmée jeudi par le Premier ministre, doit remettre à plat le dossier et étudier l'ensemble des options. La nouvelle médiation étudiera notamment les possibilités d'agrandissement de l'actuel aéroport de Nantes.

Pour l'eurodéputé écologiste, "si Nicolas Hulot a des choses à dire, il les dira, ce n'est pas quelqu'un qui va avaler son chapeau ou rester les bras ballants si un changement de cap intervient dans le quinquennat". Là, il y a une vraie diversité. Il porte en lui les racines de la discorde. M. Andrea Tueni, analyste des marchés chez Saxo Bank France a déclaré: "Le marché réagit négativement à la nomination de Nicolas Hulot qui risque de se traduire par une ligne écologique plus stricte, compte tenu de l'histoire de l'intéressé en tant que militant environnemental ". "Le classement sans suite par les instances européennes des contentieux ouverts par les opposants montre que le projet de plateforme à Notre-Dame-des-Landes est techniquement, financièrement et environnementalement cohérent". "Aujourd'hui, on ne lancerait pas un projet du type de Notre-Dame-des-Landes", avait-il ainsi déclaré face au WWF en février dernier. Jean-Bernard Lévy, PDG de l'entreprise, a cherché à rassurer des investisseurs désormais inquiets, rappelant que "le nucléaire est indispensable à l'indépendance énergétique de la France".

Il avait aussi exclu un recours à la force pour évacuer plusieurs centaines d'occupants de la "ZAD" ("zone à défendre"), qui refusent de quitter le site, mais s'était ensuite montré plus nuancé début avril lors d'une émission télévisée.

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