Trump a demandé l'arrêt d'une enquête du FBI, selon le NY Times

Le président des États-Unis Donald Trump à sa sortie de l'avion Air Force One en Virginie

Le président des États-Unis Donald Trump à sa sortie de l'avion Air Force One en Virginie

"James Comey ferait bien d'espérer qu'il n'existe pas d'enregistrements de nos conversations avant qu'il ne commence à faire des révélations à la presse!" La pression monte pour que James Comey vienne livrer sa version des faits.

Le porte-parole de la Maison Blanche a refusé vendredi d'exclure la possibilité que Donald Trump enregistre ses conversations dans le Bureau ovale, après le tweet de menace à peine voilé de ce dernier destiné à l'ex-patron du FBI qu'il a limogé.

Problème: une source de l'administration a confirmé à l'AFP que ces renseignements très secrets avaient été fournis par Israël, dont les méthodes et sources sur le territoire de l'organisation jihadiste risquent ainsi d'être mises à jour.

"Les événements des deux dernières semaines ont ébranlé ma confiance dans la compétence et la crédibilité de cette administration", a déclaré Chuck Schumer, chef de l'opposition démocrate du Sénat.

"Ce n'est que révélation après révélation, allégation après allégation de faute grave".

Le puissant Mitch McConnell, gardien de la feuille de route républicaine au Sénat, a regretté les "psychodrames" à répétitions, une rare admonestation.

Le ministère de la Justice a nommé mercredi un procureur spécial pour garantir l'indépendance de l'enquête sur une éventuelle collusion entre des proches de Donald Trump et la Russie, un rebondissement dans cette affaire qui assombrit le mandat du président américain.

Mais la plupart des élus demandent désormais à James Comey de venir s'expliquer dans une audition publique.

La commission de contrôle du gouvernement de la Chambre, dirigée par un républicain qui autrefois enquêtait sur Hillary Clinton, a demandé au FBI de produire les fameuses notes de M. Comey, devenues en quelques heures les documents les plus recherchés des Etats-Unis.

"S'il a des accusations à faire, qu'il les fasse", a lâché le républicain Tom Cole à l'issue d'une réunion de groupe.

Avant d'accuser le président d'obstruction, "nous devons voir les notes, nous devons parler à Comey", a défendu un autre, Barry Loudermilk.

Le 37e président des Etats-Unis avait en effet décidé de révoquer le procureur spécial en charge de l'enquête sur le scandale du Watergate.

"Nous avons besoin des faits", a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan, appelant à garder la tête froide.

Des fêlures commençaient toutefois à apparaître dans la digue républicaine.

Le département américain de la Justice a annoncé mercredi la nomination de l'ancien directeur du FBI Robert Mueller comme procureur spécial pour enquêter sur les soupçons de collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump.

On compte notamment l'actuel directeur par intérim Andrew McCabe, le numéro deux des sénateurs républicains John Cornyn, le juge new-yorkais Michael Garcia, l'ancienne responsable de la Justice Alice Fisher, l'ancienne conseillère de George W. Bush Fran Townsend, l'ancien élu républicain Mike Rogers, encore Trey Gowdy, ancien président de la commission d'enquête sur les attaques de Benghazi.

On ignorait si M. Comey avait accepté cette invitation à témoigner.

Dernières nouvelles