Vladimir Poutine se moque ouvertement de l'administration américaine

Le president Emmanuel Macron lors de la cérémonie officielle à la mairie de Paris le 14 mai 2017- CHARLES PLATIAU- POOL  AFP

Le president Emmanuel Macron lors de la cérémonie officielle à la mairie de Paris le 14 mai 2017 CHARLES PLATIAU

"En tant que président, j'ai souhaité partager avec la Russie (lors d'une rencontre prévue de manière ouverte à la Maison Blanche), ce que j'ai absolument le droit de faire, des faits qui ont trait au terrorisme et à la sécurité des vols de compagnies aériennes".

Il a expliqué l'avoir fait "pour des raisons humanitaires" et vouloir "en plus que la Russie renforce nettement sa lutte contre l'EI (groupe Etat islamique, ndlr) et le terrorisme".

Dans celle-ci, on apprend que durant la très polémique rencontre avec M. Lavrov, chef de file de la diplomatie russe et ministre des affaires étrangères de M. Poutine, Donald Trump, pour impressionner son auditoire, aurait communiqué des informations secret défense aux Russes présents. Ces informations avaient été communiquées par un partenaire des États-Unis qui n'avait pas donné l'autorisation à Washington de les partager avec Moscou. Ces révélations ont provoqué un tollé aux États-Unis.

" C'est le président des Etats-Unis, pas une star de la téléréalité", a-t-il asséné sur CNN, en référence au passé médiatique de Donald Trump.

Dépêché pour la seconde fois en deux jours devant la presse, le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, le général H.R. McMaster, a défendu sans équivoque les propos échangés avec Sergueï Lavrov la semaine dernière, affirmant qu'"en aucun cas" la conversation du président américain n'avait pu porter atteinte à "la sécurité nationale".

Pour l'ancien chef de la CIA démocrate Leon Panetta, cette nouvelle affaire "entame la crédibilité de la présidence" américaine.

Selon le général, MM.

La rencontre a eu lieu au lendemain du limogeage du patron du FBI James Comey, chargé de l'enquête sur les liens éventuels entre les équipes de campagne de Trump et Moscou.

Le président américain "a révélé plus d'informations à l'ambassadeur russe que nous n'en avons partagé avec nos propres alliés", a indiqué ce responsable, sous couvert d'anonymat.

La Maison-Blanche a rejeté les allégations du "Washington Post". "J'ai des gens qui me briefent avec d'excellents renseignements chaque jour", a assuré Trump selon un membre de la Maison Blanche, d'après des médias sus-évoqués. Deux commissions parlementaires s'intéressent également à la Russie, soupçonnée d'ingérence dans la campagne américaine.

Pour le blog américain spécialisé Lawfare, référence aux États-Unis notamment sur les questions juridiques relatives au terrorisme, "il s'agit peut-être de la plus grave accusation de mauvaise conduite présidentielle en quatre mois d'une administration Trump plombée par les scandales".

A cet égard, trois responsables de l'administration Trump ont confié au New York Times que le président américain, indifférent aux briefings de ses services, n'avait pas de connaissance suffisamment fine du travail de renseignement pour en livrer des sources ou des méthodes.

Le ministre de la Défense Avigdor Lieberman a ainsi tweeté mercredi que "les relations sécuritaires entre Israël et les Etats-Unis, notre plus grand allié, sont profondes, importantes et sans précédent par leur étendue".

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