Le député Édouard Philippe nommé Premier ministre

Edouard Philippe au Havre le 11 mai 2017

Edouard Philippe au Havre le 11 mai 2017

Le président de la République a fixé la feuille de route du gouvernement à long terme.

Edouard Philippe est le nouveau Premier ministre. Le Conseil de défense aura également lieu jeudi matin.

Emmanuel Macron a ouvert jeudi à 11H00 son premier Conseil des ministres pour "rappeler les grandes priorités du quinquennat" et souligner "l'obligation de réussite de ce gouvernement", selon son entourage.

"Je ne serai pas membre de son gouvernement et je serai candidat LR dans ma circonscription de Boulogne-Billancourt", a déclaré mardi M. Solère sur Europe 1 alors que pour l'instant La République en marche n'a pas investi de candidat contre lui.

La nomination de la quinzaine de ministres a été retardée de 24 heures, afin de vérifier la situation fiscale de chacun et l'absence de conflits d'intérêt. L'hebdomadaire satirique a souligné que le premier ministre a précisé dans un document rempli le 23 juillet 2014 "être proprio de trois biens - en Seine Maritime, dans l'Indre et à Paris - il a volontairement omis de préciser leur valeur au moment de sa déclaration".

Par ailleurs, indique également l'Élysée, "les ministres devront signer un engagement sur l'honneur d'intégrité et de moralité selon lequel ils ne sont pas engagés dans des activités contraires à la loi ou à la probité".

Le souvenir de Thomas Thévenoud, l'éphémère secrétaire d'Etat qui avait oublié de déclarer ses revenus au fisc, est encore dans tous les esprits.

Les nombreux socialistes entrés dans ce nouveau gouvernement achèvent aussi d'affaiblir le PS. "Cautions de gauche mais Matignon et Bercy à droite", a tweeté le premier secrétaire du parti Jean-Christophe Cambadélis dans une première réaction. Mercredi, François Bayrou a confirmé que le projet de loi serait "sur la table" du Conseil des ministres avant les élections législatives (11-18 juin).

La première étape de la formation du nouvel exécutif avait été franchie lundi avec la nomination d'un Premier ministre venu du parti Les Républicains, Edouard Philippe, qui avait eu pour effet de semer un peu plus la zizanie à droite. Mais les cinq nominations officielles concernent pour l'heure exclusivement des hommes, dont quatre énarques, comme M. Macron. Il chercherait à convaincre Nicolas Hulot, figure respectée de l'écologie, d'accepter un "ministère de la Transition écologique". Habitué à refuser ministères et candidatures diverses, l'ex-présentateur de TF1 a décidé "cette fois-ci de franchir le pas", sous certaines conditions, selon un proche.

La nomination du député-maire LR du Havre comme Premier ministre "représente un acte politique de portée considérable" et "la droite et le centre doivent prendre la mesure de la transformation politique qui s'opère sous leurs yeux", ont plaidé ces élus juppéistes (Benoist Apparu, Fabienne Keller.) ou lemairistes (Arnaud Robinet, Delphine Burkli.), rejoints par Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Louis Borloo. "Une vingtaine d'élus LR et UDI (Union des démocrates et indépendants, centre droit) ont rédigé un communiqué lundi pour saluer le choix d'Emmanuel Macron et appeler leur famille politique à se rassembler derrière le nouveau président".

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