Trump rencontre les dirigeants des pétromonarchies du Golfe

Donald Trump et son épouse Melania Trump quitte la Maison Blanche à Washington le 19 mai 2017

Donald Trump et son épouse Melania Trump quitte la Maison Blanche à Washington le 19 mai

Le secrétaire d'État s'exprimait lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue saoudien Adel al-Jubeir à Riyad, à l'occasion de la visite du président Donald Trump en Arabie saoudite.

La réception en grande pompe du président américain contraste avec la pression qui s'accumule sur lui à Washington après une semaine de révélations accablantes sur les liens entre sa garde rapprochée et la Russie.

Ce premier voyage extraordinairement dense - cinq pays en huit jours, une multitude de tête-à-tête, du roi Salmane au pape François en passant par le nouveau dirigeant français Emmanuel Macron - s'annonce comme un exercice périlleux pour le président américain.

"C'était une journée formidable", a lancé le président républicain.

Selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), Ryad a été en 2016 le quatrième importateur d'armes au monde avec 63,7 milliards de dollars.

Un responsable de la Maison Blanche a annoncé samedi des contrats de ventes d'armements d'une valeur de 110 milliards de dollars à l'Arabie saoudite, un allié traditionnel des Etats-Unis.

D'après Riyad, l'objectif de ces accords est d'assurer sa sécurité et celle de la région du Golfe "face aux menaces de l'Iran ".

Dans une première réaction américaine à cette réélection, M. Tillerson a appelé M. Rohani à démanteler "le réseau de terrorisme" de son pays et à mettre fin aux essais de missiles balistiques.

" Nous espérons aussi que [Rouhani] rétablisse les droits des Iraniens à la liberté d'expression et d'association ", a-t-il ajouté. Les deux femmes sont descendues de l'avion présidentiel sans voile, dans un pays qui prône un islam rigoriste.

Les entretiens officiels entre le chef de l'Etat américain et le roi Salmane ont débuté ce samedi après-midi.

Si l'épouse de Donald Trump s'inscrit dans la lignée, lui-même avait critiqué l'ex-Première dame sur son compte Twitter le 29 janvier 2015: "De nombreuses personnes disent que c'était merveilleux que Mme Obama refuse de porter un foulard en Arabie, mais ils [les Saoudiens, ndlr] ont été insultés".

Selon la chaîne Al-Arabiya, le groupe de défense américain Raytheon va ainsi se lancer dans un partenariat avec des sociétés saoudiennes qui verra une filiale produire des armes intelligentes et des systèmes de défense dans le royaume wahhabite. Les rues, quasiment désertes, étaient également ornées de photos montrant le roi et M. Trump avec un slogan 'Ensemble, nous triomphons'.

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