A Ryad, Trump appelle à "isoler" l'Iran

Trump rencontre les dirigeants des pétromonarchies du Golfe

Discours de Trump sur l'islam et appel à lutter contre l'extrémisme

Les échanges entre les dirigeants arabo-musulmans et le locataire de la Maison Blanche avaient pour objectif de renouveler l'engagement collectif dans le but de faire face au fléau de l'extrémisme violent et du terrorisme global.

"Je pense qu'effectivement [Donald Trump] considère l'Arabie Saoudite comme un acteur central de la lutte contre l'EI (.) et la promotion du processus de paix israélo-palestinien", a indiqué à Xinhua Michael O'Hanlon, chercheur auprès du think tank américain Brookings Institution. "(.) Ils doivent décider de l'avenir qu'ils veulent pour eux-mêmes, leurs pays, leurs enfants".

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a dénoncé le 21 mai dans un tweet les "attaques " formulées contre son pays par le président américain Donald Trump à Riyad, suggérant que celles-ci n'étaient pas sans lien avec la conclusion d'accords commerciaux historiques entre l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, portant notamment sur des équipements militaires. Des propos qui tranchent avec ceux de sa campagne. Comme attendu, le président Trump a réaffirmé son engagement ferme contre le terrorisme.

Il a en outre exhorté les pays musulmans à n'offrir aucun "refuge aux terroristes" et a annoncé un accord avec les pays du Golfe pour lutter contre le financement du "terrorisme".

Les responsables arabes ont salué un discours qui, selon eux, dément les accusations selon lesquelles les pays musulmans soutiennent l'extrémisme islamique. Mais le pays est également critiqué pour son rôle majeur dans la diffusion d'idéologies islamistes radicales dans le monde musulman et au-delà.

Preuve des débats qui traversent son équipe sur cette question sensible, il s'est au dernier moment écarté des extraits qui avaient été diffusés à l'avance par la Maison-Blanche. "(.) Si vous choisissez la voie du terrorisme, votre vie sera vide, votre vie sera brève", a-t-il averti.

"Du Liban à l'Irak en passant par le Yémen, l'Iran finance, arme et entraîne des terroristes, des milices et d'autres groupes terroristes qui répandent la destruction et le chaos à travers la région", a-t-il dit.

"Nous avons devant nous une rare opportunité d'apporter la sécurité, la stabilité et la paix dans cette région", a-t-il déclaré à l'aéroport international de Tel-Aviv où son avion a atterri peu avant 12H30 (09H30 GMT) en provenance d'Arabie saoudite. Tout à la joie d'avoir empêché le retour d'un président conservateur en la personne d'Ebrahim Raïssi, les Iraniens rêvant d'ouverture ont scandé jusque tard dans la nuit le nom de Rohani dans les rues de Téhéran. Unissons nos forces, marchons ensemble et combattons ensemble.

"Je n'ai jamais mentionné le mot ou le nom d'Israël (.) encore une histoire fausse", a-t-il lancé, interrogé sur cette polémique qui a empoisonné les préparatifs de ce premier voyage à l'étranger.

Il a ainsi félicité le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, lui promettant qu'il se rendrait sous peu en Egypte. De nombreux dirigeants africains ont répondu présent. La délégation malienne est composée du secrétaire général de la présidence, Soumeylou Boubèye Maïga, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, Tiénan Coulibaly, le ministre de l'Administration territoriale, Tiéman H. Coulibaly et le président de la commission défense de l'Assemblée nationale, Karim Keita.

Dernières nouvelles