Ce que l'on sait — Attentat à Manchester

"La priorité sera d'établir s'il a agi seul ou s'il a reçu l'appui d'un réseau", a-t-il ajouté, sans donner d'autre détail sur l'identité de l'assaillant.

Un homme de 23 a été interpellé ce mardi dans l'enquête sur l'attentat de Manchester, a annoncé ce mardi la police britannique. Il promet d'autres attaques.

L'attentat de Manchester est le plus meurtrier à frapper le Royaume-Uni depuis la série d'attaques suicide ayant fait 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés dans les transports londoniens en juillet 2005. The Guardian rapporte le témoignage d'Oliver Jones, un adolescent de 17 ans, qui raconte avoir "entendu une détonation" après la fin du concert. L'explosion a semé la panique dans la salle de concert mais aussi dehors, où des parents attendaient la sortie de leurs enfants.

"On a écouté la dernière chanson et soudain, il y a eu comme un flash avec un bang et puis de la fumée", a dit Gary Walker, de Leeds, venu avec sa femme pour attendre leur filles à la sortie du concert, sur la radio 5 de la BBC.

"Ma maman m'a dit que c'était peut-être une explosion due au gaz mais lorsqu'on a appris que c'était un attentat terroriste, j'ai eu très peur", a déclaré à l'AFP Grace Trippitt, 11 ans, qui a également assisté au concert avec sa mère. "J'ai senti une forte chaleur dans mon cou et, quand j'ai levé la tête, il y avait des corps partout "... Les blessés sont traités dans six hôpitaux, a précisé la police.

"C'est une fois de plus la jeunesse, nos modes de vie, notre culture qui ont été attaqués", a dit le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, réagissant à cette attaque qui intervient un an et demi après l'attentat jihadiste contre la salle de concert parisienne du Bataclan qui a fait 90 morts. "Nous travaillons pour déterminer le déroulement exact de ce qui est considéré par la police comme une attaque terroriste ignoble", a-t-elle affirmé dans un communiqué. Décédée à l'hôpital, sa mère à son chevet, elle était l'une des premières victimes à être hospitalisées.

"Campagne suspendue. À moins de trois semaines des élections législatives anticipées du 8 juin, la Première ministre Theresa May a initialement déclaré que ses pensées allaient vers les victimes et leur famille".

La reine Elizabeth II a condamné un "acte barbare" en exprimant sa "plus profonde sympathie à tous ceux qui ont été affectés par ce terrible événement". On compterait 12 enfants âgés de moins de 16 ans parmi les blessés.

Dans la salle, c'est la panique, les spectateurs se trouvant du côté d'où semble être partie l'explosion se précipitent de l'autre côté de la salle, c'est la bousculade pour sortir, comme le montre une vidéo circulant sur les réseaux sociaux. "Je n'ai pas de mots". Plusieurs autres artistes ont tweeté leur soutien aux victimes et des messages de solidarité ont afflué, notamment des maires de villes frappées par des attentats comme Londres, Paris et Nice.

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