Netanyahu va discuter de la paix avec Trump

Le sommet de Ryad était un

Les Palestiniens en grève à l'arrivée de Trump en Israël

Comme ses hôtes israéliens, au premier rang desquels le chef du gouvernement Benjamin Netanyahu, le président américain est très critique de l'accord conclu avec l'Iran en 2015 par son prédécesseur Barack Obama sur un arrêt du programme nucléaire militaire iranien en échange de la levée de sanctions internationales contre Téhéran.

C'est aussi là que s'était rendu à son arrivée il y a une semaine le nouvel ambassadeur américain en Israël, David Friedman, de confession juive, un proche de Trump connu pour ses positions controversées en faveur notamment de la colonisation israélienne des territoires palestiniens occupés.

Les discussions devraient porter sur les efforts des États-Unis pour relancer les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens, tombées dans l'impasse depuis longtemps.

La ville sainte, Jérusalem, est en liesse en prévision de cette visite de M. Trump, qui ne passera pas inaperçue.

En surplomb du mur s'étend l'esplanade des Mosquées (le mont du Temple pour les juifs), troisième lieu saint de l'islam.

Il a ainsi pu embrasser du regard l'une des réalités israélo-palestiniennes les plus frappantes, après avoir fait la veille à Jérusalem ses premiers pas sur le terrain de l'un des plus vieux conflits du monde. Dans cette région les grandes puissances, Etats-Unis et Russie, et les forces rivales, politiques, religieuses, sociales, se livrent des guerres par procuration si ce n'est directement au Yémen, en Irak et en Syrie.

Donald Trump a promis pendant sa campagne de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade des Etats-Unis actuellement située à Tel-Aviv, rompant ainsi avec la communauté internationale et des décennies de diplomatie américaine.

Bethléem est coupée de Jérusalem par le mur de séparation israélien, considéré par les Palestiniens comme l'un des symboles les plus honnis de l'occupation. Pour autant, les ambassadeurs présentent leurs lettres de créance au président de l'Etat d'Israël à Jérusalem, capitale du pays, où siègent le gouvernement, la Knesset, la Cour suprême et toutes les institutions nationales. Israël se demande s'il persistera dans le refus de se faire accompagner par un dirigeant israélien, ce qui serait perçu comme la reconnaissance d'une souveraineté israélienne sur le mur et ferait les délices de la droite. "Pour résoudre ce conflit, cela prend beaucoup d'imagination", a commenté le ministre qui a vécu deux ans à Montréal, en se qualifiant d'optimiste quant à la possibilité de régler le conflit israélo-palestinien, en marge de sa rencontre avec M. Couillard, lors d'une mêlée de presse avec les journalistes québécois. Quand il rencontrera M. Abbas, Donald Trump exprimera son "désir de dignité et d'autodétermination pour les Palestiniens".

Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas n'ont pas eu d'entretien direct substantiel depuis 2010. Ses intentions semblent cependant aussi peu claires aux Israéliens et Palestiniens.

L'avènement de Donald Trump laisse envisager à certains qu'une approche entièrement nouvelle réussisse. Avant de se rendre en Terre sainte puis en Europe, la visite en Arabie saoudite du 45 président des Etats-Unis, considérée comme une " victoire " par les monarchies du Golfe, élargit la fracture entre deux rivaux dans un Moyen-Orient plus tourmenté que jamais.

Son administration a prévenu de ne pas attendre un vaste plan diplomatique au cours de la visite. Le président américain cherche simplement à "faciliter" la reprise de l'effort de paix et à obtenir des deux bords des engagements et des mesures de confiance, disent ses collaborateurs.

Au bout du compte, faire la paix "n'est peut-être pas aussi difficile que les gens le croient depuis des années", a-t-il dit en recevant Mahmoud Abbas à la Maison Blanche en mai.

"Ce dernier, âgé de 82 ans, est impopulaire alors que le Premier ministre israélien peut difficilement faire des concessions importantes en raison des exigences de sa coalition de droite, soulignent les analystes".

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