Pour Benjamin Netanyahu, Jérusalem sera "toujours la capitale d'Israël"

Le premier ministre d'Israël Benyamin Nétanyahou parle devant un micro

Le premier ministre d'Israël Benyamin Nétanyahou

Avec ses dimensions religieuse et politique, Jérusalem est au coeur du conflit: le Saint-Sépulcre, le mur des Lamentations et l'esplanade des Mosquées se situent à Jérusalem-Est, partie palestinienne dont Israël s'est emparé en 1967 et qu'il a annexée en 1980.

Trump se rend lundi à Jérusalem et mardi en territoire palestinien occupé après avoir appelé dimanche à Ryad les représentants d'une cinquantaine de pays musulmans à prendre leur part dans le combat contre le terrorisme.

Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale "indivisible" tandis que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Le président américain Donald Trump a assuré lundi n'avoir jamais cité Israël lors des entretiens au cours desquels il aurait partagé avec des responsables russes des informations sensibles, peut-être transmises aux Etats-Unis par son grand allié israélien.

M. Trump touchera ainsi de près les complexités israélo-palestiniennes, qui mettront à l'épreuve son voeu proclamé de présider à "l'accord ultime" mettant fin à l'un des plus vieux conflits du monde. Il s'y est rendu sans être accompagné d'un dirigeant israélien. Le Mont du Temple -appellation juive pour l'esplanade des Mosquée- sur lequel se situait le Temple détruit par les Romains en 70, est le lieu le plus sacré du judaïsme. Les commentateurs israéliens se sont interrogés sur l'effet que l'affaire pourrait avoir sur la relation de confiance entre les deux pays dans le domaine du renseignement et sur les risques que couraient les activités d'espionnage ou éventuellement des sources israéliennes.

A bord de l'avion qui amenait M. Trump en Israël, son secrétaire d'Etat Rex Tillerson a expliqué que le président américain considérait le conflit israélo-palestinien et les chances de le résoudre à travers le prisme régional.

Les signaux positifs, pourtant, sont maigres: la paix n'a pas paru aussi lointaine depuis des années. S'il se consacre pleinement à l'effort de paix, Donald Trump devra composer avec les difficultés de Benjamin Netanyahu et de Mahmoud Abbas. Les dernières négociations israélo-palestiniennes, sous l'égide américaine, ont capoté en avril 2014.

L'avènement de M. Trump laisse envisager à certains qu'une approche entièrement nouvelle réussisse. "La position de Trump n'est pas claire et semble encore évoluer", dit-il".

Une fois investi, M. Trump a commencé par semer le trouble et alarmer les Palestiniens en prenant ses distances avec la solution dite à deux États, c'est-à-dire la création d'un État palestinien indépendant, solution de référence de la communauté internationale.

Son administration a prévenu de ne pas attendre si tôt un vaste plan diplomatique.

Evoquant un "nouvel effort" de paix entre Israéliens et Palestiniens, il a exprimé sa confiance, tout en ne donnant aucune indication sur la façon dont il entendait y parvenir.

Cependant le scepticisme est de mise, avec un Premier ministre israélien soumis aux pressions de sa droite, un président palestinien vieillissant et entravé par les divisions intestines et un président américain en pleine tempête politique à Washington.

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