Proche-Orient : Trump veut croire à la paix

Trump attendu sur le terrain du conflit israélo-palestinien

Le président américain Donald Trump le 21 mai 2017 à RyadMANDEL NGAN

Trump devait se rendre mardi en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, où il sera reçu par le président palestinien Mahmoud Abbas à Bethléem.

Le mur des Lamentations se trouve à Jérusalem-Est, partie palestinienne dont Israël s'est emparé en 1967 et qu'il a annexée en 1980.

S'il n'a abordé le conflit israélo-palestinien qu'en termes vagues, Donald Trump, qui espère un accord de paix sur lequel tous ses prédécesseurs ont buté, a vu "une rare opportunité d'apporter la sécurité, la stabilité et la paix dans cette région en éliminant le terrorisme et en créant un rapport de paix et d'harmonie", a-t-il déclaré Donald Trump dès son arrivée en Israël.

Une grande partie de Bethléem vit à l'ombre du mur, "barrière de sécurité" pour les Israéliens, "mur de l'apartheid" pour les Palestiniens dont il empoisonne la vie.

"Je suis déterminé à essayer de conclure un accord de paix entre les Israéliens et les Palestiniens et j'ai l'intention de faire tout mon possible pour les aider à atteindre cet objectif", a-t-il ajouté.

L'avènement de M. Trump laisse envisager à certains qu'une approche entièrement nouvelle réussisse.

"La coopération en matière de renseignement est fantastique, elle n'a jamais été aussi bonne", a affirmé de son côté le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Plus tard dans la soirée, M. Trump rencontrera le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui s'oppose radicalement à l'accord sur le nucléaire signé entre les puissances mondiales et l'Iran en 2015. Il souhaite remettre sur leurs rails les négociations pour la résolution du conflit israélo-palestinien, enlisées depuis 2014. Mais ce dernier s'est gardé de toucher publiquement à des questions concrètes, comme la colonisation, la violence palestinienne ou le statut de Jérusalem, tout en donnant beaucoup de gages aux Israéliens.

Premier président américain en exercice à s'y rendre, Donald Trump a écouté une prière avant de se recueillir seul, face au Mur des Lamentations. Sinon, au cours de son séjour de moins de 30 heures, son premier depuis sa prise de fonctions, M. Trump s'est gardé d'évoquer la solution dite à deux Etats, impliquant la création d'un Etat palestinien indépendant.

Le président palestinien a lui-même commencé son propos en condamnant l'attentat qui n'a pas été revendiqué. Donald Trump doit aussi rencontrer le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas mardi. Il est soutenu au niveau national et régional.

C'est à un président palestinien considérablement affaibli qu'a affaire M. Trump.

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