Trump: "Je n'ai jamais mentionné le nom d'Israël" auprès des Russes

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L'Iran riposte aux "attaques" lancées par Donald Trump en Arabie Saoudite

Après deux jours passés en Arabie saoudite, le président américain Donald Trump se rend en Israël, deuxième étape de sa tournée marathon de neuf jours à l'étranger où il espère relancer le processus de paix israélo-palestinien.

Les signaux positifs, pourtant, sont maigres: la paix n'a pas paru aussi lointaine depuis des années.

"L'Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire, jamais", a-t-il martelé, trois jours après la réélection haut la main du modéré Hassan Rohani à la présidence de l'Iran.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a ironisé sur Twitter après le discours du président américain "dans ce bastion de la démocratie et la modération", se demandant si Donald Trump n'était pas venu seulement "pomper" l'argent du royaume.

Donald Trump a été chaleureusement accueilli par la monarchie wahhabite, satisfaite de l'entendre s'en prendre avec véhémence à l'influence de l'Iran dans la région, ce qu'elle n'avait pas obtenu de son prédécesseur Barack Obama. "Au lieu de dire merci aux Etats-Unis, il se sentent enhardis", a-t-il déploré.

Ces révélations avaient jeté une ombre sur la visite à venir de M. Trump en Israël, où il est arrivé lundi.

Lors des festivités de Pâques à la Maison-Blanche, Mme Trump avait donné un coup de coude à Donald Trump pour lui rappeler de mettre sa main droite sur son cœur pendant l'interprétation de l'hymne national des États-Unis. Ces papiers contiennent habituellement des prières ou des voeux.

M. Trump s'est rendu au mur sans être accompagné d'un dirigeant israélien, une question qui avait soulevé un début de polémique avant sa visite.

Elle aurait pu être interprétée comme une reconnaissance de souveraineté israélienne sur les lieux de la part des États-Unis alors que l'administration américaine continue de considérer que le statut diplomatique de Jérusalem reste à négocier.

Après avoir prié, Ivanka Trump, convertie au judaïsme et tout de noir vêtue, a essuyé quelques larmes.

En surplomb du mur s'étend l'esplanade des Mosquées (le mont du Temple pour les juifs), troisième lieu saint de l'islam.

Le mur des Lamentations se trouve à Jérusalem-Est, partie palestinienne dont Israël s'est emparé en 1967 et qu'il a annexée en 1980.

Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale "indivisible" tandis que les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Il s'entretiendra lundi soir avec Benjamin Netanyahu, et le lendemain matin avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Bethléem, en Cisjordanie occupée. Trump cherche d'abord à "faciliter" la reprise de l'effort de paix et à obtenir des deux bords des engagements et des mesures de confiance, indiquent ses collaborateurs.

Lundi, en présence du Premier ministre Benjamin Netanyahu, le président américain s'est par ailleurs efforcé de minimiser le scandale des informations classifiées qu'il aurait communiquées à des responsables russes dans le Bureau ovale sans l'accord d'Israël.

" Je n'ai jamais mentionné le mot ou le nom d'Israël".

Cette visite a provoqué une controverse avant l'arrivée de M. Trump, des officiels américains ayant refusé de permettre à M. Netanyahou d'accompagner M. Trump sur le site, affirmant que le site sacré n'était pas situé sur le territoire israélien.

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