Vidéo : quand Melania repousse la main de Donald Trump

Israël et la Palestine le dossier qui illustre parfaitement la politique de revirements de Donald Trump

Donald Trump salue le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu après une conférence de presse commune à la Maison Blanche le 15

Dans son discours clôturant sa première visite au Moyen-Orient, le président américain Donald Trump a déclaré mardi que la paix entre les Israéliens et les Palestiniens était "possible".

Le président américain Donald Trump a assuré la Première ministre britannique Theresa May du "soutien indéfectible" des Etats-Unis au Royaume Uni lors d'une conversation téléphonique après l'attentat suicide de Manchester qui a fait 22 morts dont des enfants, lundi soir.

Lundi, M. Trump devrait se rendre à l'église du Saint-Sépulcre dans la Vieille Ville de Jérusalem Est, annexée. Le temple se trouvait en surplomb, là où s'étend aujourd'hui l'esplanade des Mosquées, avec le caractéristique dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam.

Beaucoup plus que de vrais intérêts nationaux, Jérusalem est enjeu de symboles et, si l'on peut transiger sur les intérêts par des concessions réciproques, il est infiniment plus difficile de le faire sur des représentations historiques et religieuses de l'histoire longue et, en l'occurrence, millénaire. Il s'est également recueilli devant le mur des Lamentations à Jérusalem, devenant le premier président américain en exercice à se rendre sur le lieu saint.

Abbas, quant à lui, a affirmé que les seules clés qui puissent conduire à la paix sont la liberté et l'indépendance palestinienne d'une solution à deux États dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale de l'Etat palestinien, avant d'ajouter que "le problème fondamental n'est pas la religion mais l'occupation, les colonies et l'échec d'Israël à reconnaître la Palestine". Barack Obama avait remis l'Iran dans le concert des nations à la faveur de l'accord sur le nucléaire, explique David Khalfa, chercheur associé à l'Institut prospective et sécurité en Europe.

M. Trump a ensuite évoqué en termes généraux le conflit israélo-palestinien et a dit vouloir faire "tout (son) possible" pour aider Israéliens et Palestiniens à faire la paix qui les fuit depuis presque 70 ans. "J'espère que Rohani (.) engagera un processus de démantèlement du réseau de terrorisme d'Iran" et "mettra fin aux essais de missiles balistiques", a dit M. Tillerson qui accompagne le président Donald Trump à Ryad. Le contraire serait perçu comme la reconnaissance d'une souveraineté israélienne sur le mur et ferait les délices de la droite.

S'il a tempéré son propos depuis son investiture, il s'est gardé d'aborder publiquement, au cours de sa visite, des questions concrètes comme la colonisation, la violence palestinienne ou le statut de Jérusalem. "Tellement de jeunes gens magnifiques, vivants et aimant la vie, assassinés par des losers malfaisants", a déclaré M. Trump, très sombre et ferme, en présence du président palestinien Mahmoud Abbas avec lequel il s'était entretenu dans la matinée. Les dernières négociations, sous les auspices américaines, ont capoté en 2014. Une fois investi, il avait alarmé encore davantage les Palestiniens en prenant ses distances avec la solution dite à deux Etats, impliquant la création d'un Etat palestinien indépendant. Depuis l'élection de Trump à la présidence américaine, les activités de colonisation israélienne dans les territoires occupés ont repris sans frein.

Son administration a prévenu de ne pas attendre si tôt un vaste plan diplomatique.

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