Face à Netanyahu, Trump assure n'avoir "jamais" mentionné Israël auprès des Russes

Trump attendu sur le terrain du conflit israélo-palestinien
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 MANDEL NGAN

Trump attendu sur le terrain du conflit israélo-palestinien AFP MANDEL NGAN

Puis, sous très haute protection, il parcourra les quelques centaines de mètres à travers les ruelles séculaires de la Vieille ville de Jérusalem, jusqu'au mur des Lamentations, site de prière le plus sacré pour les juifs.

Cependant le scepticisme est de mise, avec un Premier ministre israélien soumis aux pressions de sa droite, un président palestinien vieillissant et entravé par les divisions intestines et un président américain en pleine tempête politique à Washington.

Coiffé d'une kippa noire, Donald Trump a posé la main sur le Mur des Lamentations et a, conformément à la tradition, glissé un papier entre les pierres (contenant traditionnellement une prière ou un vœux).

"Mais avec de la détermination et la conviction que la paix est possible, les Israéliens et les Palestiniens peuvent conclure un accord", a-t-il ajouté devant un parterre d'officiels israéliens et américains réunis au musée d'Israël, qui renferme en particulier les manuscrits de la mer Morte, les plus anciennes transcriptions connues de la Bible.

Ces papiers contiennent habituellement des prières ou des vœux.

Impossible, bien sûr, de savoir avec certitude ce que signifie ce geste, mais les expériences passées ont montré que Melania Trump se souciait parfois plus du protocole que son président de mari.

Lui qui avait promis pendant sa campagne électorale le transfert de l'ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, tiendra-t-il sa promesse?

Dans la lignée de ses virulentes déclarations à Ryad, où il a passé deux jours, M. Trump s'en est une nouvelle fois pris à l'Iran, estimant que la République islamique devait cesser " le financement, l'entraînement et l'équipement meurtriers de terroristes et de milices ".

Israël attend néanmoins avec curiosité de voir le président de son plus grand allié après seulement quatre mois de pouvoir quand il avait fallu attendre quatre ans avec Barack Obama. "Au lieu de dire merci aux États-Unis, ils se sentent enhardis", a-t-il déploré. Comme d'habitude, le président américain s'est efforcé de minimiser l'affaire.

Donald Trump était aussi attendu sur un autre dossier: celui du scandale des informations classifiées qu'il aurait communiquées à des responsables russes dans le Bureau ovale, sans l'accord d'Israël.

"Je n'ai jamais mentionné le mot ou le nom d'Israël (.) encore une histoire fausse", a-t-il lancé, interrogé sur cette polémique qui a empoisonné les préparatifs de ce premier voyage à l'étranger. "Notre coopération dans le domaine du renseignement est fabuleuse" et "elle n'a jamais été meilleure", a dit Benjamin Netanyahu lundi. Il est tout de même parvenu à "s'incruster", au premier rang des personnalités saluées par le président américain.

C'est un déplacement express. Le président cherche d'abord à "faciliter" la reprise de l'effort de paix et à obtenir des deux bords des engagements et des mesures de confiance, disent ses collaborateurs.

Les dirigeants palestiniens se félicitent de cette évolution et M. Abbas devrait redire à M. Trump les aspirations palestiniennes à l'indépendance.

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