"La paix est possible, y compris entre Israéliens et Palestiniens" (Trump)

Le président Trump a choisi l'Arabie saoudite, grand rival régional de l'Iran, pour son premier déplacement à l'étranger depuis son investiture en janvier. Sous l'égide de Washington et Ryad, ce Centre contre le financement du terrorisme (Terrorist Financing Targeting Center, TFTC) réunira au total six pays du Golfe (Koweït, Qatar, Bahrein, Oman, Arabie Saoudite, Emirats arabes unis) et aura pour principale vocation de partager des informations sur les réseaux de financement des groupes comme l'Etat islamique (EI) ou Al-Qaïda, a détaillé le Trésor américain dans un communiqué.

"C'est une bataille entre le bien et le mal", devait-il encore dire dans ce discours marquant une rupture avec sa rhétorique de campagne au cours de laquelle il avait notamment affirmé que l'islam "déteste" l'Amérique.

'Les Etats-Unis et Israël peuvent affirmer d'une même voix que l'Iran ne doit jamais posséder une arme nucléaire, jamais, et qu'il doit cesser le financement, l'entraînement et l'équipement meurtrier de terroristes et de milices, et qu'il doit cesser immédiatement', a déclaré M. Trump lors d'une brève allocution en présence du président israélien Reuven Rivlin.

A propos de la lutte contre les groupes extrémistes, le roi Salmane a toutefois réaffirmé que le Royaume et les autres pays sont "unis pour lutter contre les forces du mal et de l'extrémisme (.), agir contre le terrorisme sous toutes ses formes et assécher ses sources de financement".

Il a appelé les dirigeants musulmans à faire face à "la crise de l'extrémisme islamique", expression sensiblement différente de celle de "terrorisme islamique radical" qu'il avait largement utilisée jusqu'ici mais qui avait provoqué des grincements de dents dans le monde musulman.

"Ce n'est pas une bataille entre différentes religions (.) ou différentes civilisations", devait affirmer le président américain selon des extraits de son discours diffusés par la Maison Blanche.

M. Trump a exhorté les dirigeants musulmans à n'offrir aucun "refuge" aux terroristes, à les "chasser" de leurs communautés et de leurs lieux de culte. Le président iranien a réagi.

'Nous ne sommes pas ici pour donner des leçons, nous ne sommes pas ici pour dire aux autres comment vivre (.) ou comment prier.

"Ceux qui ont soutenu les terroristes ne peuvent pas les combattre", a accusé M. Rohani.

"En attendant que le régime iranien montre sa volonté d'être un partenaire pour la paix, toutes les nations (.) doivent travailler ensemble pour l'isoler", a-t-il ajouté.

Le roi saoudien Salman a déclaré: " Le régime iranien a été le fer de lance du terrorisme mondial depuis sa révolution ".

L'accueil royal réservé à Donald Trump en Arabie saoudite, où il est venu avec son épouse Melania, sa fille Ivanka et le mari de cette dernière Jared Kushner, contraste avec la tempête politique à Washington marquée par des révélations accablantes sur des liens entre la garde rapprochée du président américain et la Russie.

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