Edouard Philippe : "Plus que le parti, il y a le pays"

Bernard Accoyer lundi 15 mai devant le siège des Républicains

Bernard Accoyer lundi 15 mai devant le siège des Républicains

Nadine Morano a été bien plus tranchée sur Twitter: "Edouard Philippe, qui fut membre du Parti socialiste, nommé premier ministre par Macron, renoue avec ses premiers amours et quitte de lui-même LR". Peu connu du grand public, cet avocat a également été membre du cabinet d'Alain Juppé lors de son bref passage au ministère de l'Écologie en 2007, avant de devenir directeur des affaires publiques du groupe nucléaire Areva (2007-2009).

Lors de la passation de pouvoir avec Bernard Cazeneuve, Édouard Philippe a salué le "parcours ministériel assez exceptionnel" de son prédécesseur, son "élégance constante", son "sérieux attentif" et son "sens de l'État". Il a été élu député de Seine-Maritime en 2012.

La composition du gouvernement sera dévoilée mardi en fin de journée, avant le premier Conseil des ministres mercredi.

La nomination d'Édouard Philippe a été saluée par plusieurs responsables de droite dont les noms circulent pour rejoindre le gouvernement, au premier rang desquels Bruno Le Maire, Thierry Solère et Franck Riester. "La meilleure garantie d'avoir une politique de droite, c'est de voter pour les candidats de la droite et du centre aux législatives".

Avant le second tour de l'élection présidentielle, face à Marine Le Pen, "il fallait aider Emmanuel Macron à gagner et maintenant, je vais l'aider à réussir", a ajouté M. Philippe, sans répondre à la question de savoir s'il quittait le parti Les Républicains.

Si aucune procédure d'exclusion n'est pour l'heure évoquée, les Républicains préviennent qu'Edouard Philippe "se met de lui-même en dehors de notre famille politique".

Dans la foulée de la nomination de M. Philippe, vingt-huit personnalités de droite ont signé un communiqué commun appelant à saisir "la main tendue par le président de la République", parmi lesquels des élus juppéistes (Benoist Apparu, Fabienne Keller.) ou lemairistes (Arnaud Robinet, Delphine Burkli.), rejoints par Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Louis Borloo. Le nouveau Premier ministre, invité de TF1 lundi soir, a esquissé sa méthode et ses priorités, calquées sur le programme du nouveau président de la République.

Chef de file LR pour les législatives, François Baroin avait averti début mai que ceux qui se rapprocheraient de M. Macron avant le scrutin des 11 et 18 juin seraient "exclus" du parti.

La "recomposition" politique "elle interviendra", mais "après", "sur la base du choix des Français", a-t-il assuré.

C'était son premier journal télévisé en tant que premier ministre.

"Je crois qu'il y a quelque chose de gaullien dans ce que dit Emmanuel Macron, qui propose une majorité de progrès".

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