Le frère de l'auteur présumé était au courant du projet d'attentat — Manchester

Un soldat et un policier britannique patrouillent près du Parlement à Londres le 24 mai 2017

Un soldat et un policier britannique patrouillent près du Parlement à Londres le 24 mai 20171/4

Né à Manchester, Salman Abedi, 22 ans, est mort dans l'explosion de la "puissante bombe" déclenchée à la fin du concert de la pop-star américaine Ariana Grande, à l'une des sorties du Manchester Arena.

Hachem, qui a revendiqué son appartenance à l'EI, "était au courant du projet" de son frère et a reconnu avoir été présent en Grande-Bretagne dans la phase de préparation de l'attentat, selon la Force de dissuasion, qui fait office en Libye de police loyale au gouvernement d'union nationale (GNA).

"Il s'est avéré qu'il était pleinement au courant des détails de cette opération terroriste".

"Son père voulait que son fils reste en Libye".

Mardi les chaînes de télévision américaines avaient dévoilé l'identité du principal suspect, Salman Abedi, bien avant que la police de Manchester ne diffuse le nom de ce dernier.

Pendant ce temps, les arrestations se multiplient en sol britannique. Sept personnes ont été arrêtées depuis lundi, dont cinq au Royaume-Uni.

La police de Manchester a annoncé mercredi l'arrestation d'une sixième personne, une femme, en relation avec l'attentat. L'homme "était en possession d'un paquet que nous examinons actuellement", a précisé un communiqué. En juillet 2005, une série d'attentats suicide revendiqués par un groupe se réclamant d'Al-Qaïda avaient fait 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés dans les transports londoniens.

L'auteur de l'attentat, identifié comme Salman Ramadan Abedi, 22 ans, est un Britannique d'origine libyenne.

Selon plusieurs médias britanniques, Salman Abedi serait né à Manchester en 1994 de parents libyens ayant fui le régime de Mouammar Kadhafi pour trouver refuge au Royaume-Uni. Le père et le frère du kamikaze ont été arrêtés en Libye et huit personnes ont été placés en garde à vue en Grande-Bretagne.

La police britannique a indiqué ce mercredi qu'il était "très clair que l'enquête porte sur un réseau", confirmant que le kamikaze n'avait vraisemblablement pas agi seul. Il était 'plus élaboré que certaines des attaques précédentes et il semble probable - possible - qu'il n'ait pas agi seul', a déclaré la ministre de l'Intérieur Amber Rudd à la BBC. La bombe qu'il a fait sauter lundi soir dans le foyer du Manchester Arena avait été cachée dans un sac déposé par terre, selon le Times.

"Les dégâts sont encore plus grands quand cela implique la divulgation non autorisée de preuves potentielles au beau milieu d'une importante enquête du contre-terrorisme", a ajouté ce porte-parole. Aucun soldat n'est actuellement déployé dans les rues, a tenu à préciser le chef de la police du Grand Manchester, Ian Hopkins.

Le pays est depuis mardi soir en état d'alerte " critique " par crainte d'une nouvelle attaque.

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