L'Iran et l'EI sont des menaces "majeures" pour le Moyen-Orient — Trump

"Des progrès encourageants en Arabie juge Ivanka Trump AFP MANDEL NGAN

Avant de se rendre en Terre sainte puis en Europe, la visite en Arabie saoudite du 45 président des Etats-Unis, considérée comme une " victoire " par les monarchies du Golfe, élargit la fracture entre deux rivaux dans un Moyen-Orient plus tourmenté que jamais. Le roi Salman, qui accueillait le sommet, a dû apprécier. "S'agit-il de politique étrangère ou de pomper 480 milliards de dollars au roi de l'Arabie saoudite?". Le ministre des affaires étrangères Saoudien Adel Al-Jabeir a en effet annoncé des contrats et des investissements d'une valeur de 380 milliards de dollars entre les deux pays, dont 110 milliards liés à l'armement.

A peine réélu triomphalement pour quatre ans, le président iranien modéré Hassan Rohani a été mis sous pression des Etats-Unis, ennemi de l'Iran depuis près de 40 ans. Une fois arrivée au pouvoir, en janvier dernier, l'une de ses premières mesures a été de signer un décret anti-immigration qui visait notamment sept pays à majorité musulmane (le Yémen, l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et l'Irak).

Dans la lutte contre le terrorisme, le locataire de la maison blanche a assuré à ses homologues musulmans que les États-Unis apporteront leur soutien militaire.

"Je suis devant vous en tant que représentant du peuple américain avec comme message un message d'amitié, d'espérance et d'amour", a-t-il lancé devant une cinquantaine de représentants du monde arabo-musulman. Le président est apparu détendu, alors qu'à Washington, de nouveaux développements sur l'enquête russe venaient d'être révélés.

"Nous vivons un moment crucial dans l'histoire des femmes", a-t-elle dit, rappelant que "dans tous les pays, y compris aux États-Unis, les femmes et les filles sont confrontées à des défis uniques qui entravent leur pleine participation" au développement de la société. Également présent à Ryad, Stephen Bannon, conseiller stratégique de Trump qui a été au centre de controverses dans le passé pour des déclarations jugées hostiles à l'islam. Mais il a marqué le changement de pied complet de la stratégie américaine dans la région, du moins dans le discours. En effet, ces derniers avaient tendance à réserver leur premier déplacement chez leur voisin immédiat mexicain ou canadien.

S'adressant à la presse lundi à Jérusalem, le président américain Donald Trump a déclaré que l'Iran est une "menace" pour la région et doit arrêter d'entraîner "les groupes terroristes". Enfin, hier soir, Donald Trump a prononcé son discours tant attendu sur l'Islam.

Utilisant à plusieurs reprises les termes "extrémisme islamique " au lieu de ceux qui avaient été préparés dans le texte diffusé avant le discours, à savoir "extrémisme islamiste", Trump a appelé de ses voeux un Moyen-Orient où "arabes, chrétiens et juifs pourraient vivre côte à côte ". "Nos missiles sont pour notre défense et pour la paix, ils ne sont pas (faits) pour agresser". Son périple le mènera en Israël, dans les Territoires palestiniens, au Vatican, à Bruxelles et en Sicile pour les sommets de l'Otan et du G7 où les alliés européens de Washington seront en quête d'engagements clairs.

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