L'Opep veut prolonger ses quotas de production sans les augmenter — Pétrole

L'IRAK D'ACCORD POUR PROLONGER L'ACCORD DE L'OPEP DE NEUF MOIS

Pétrole : le ministre saoudien énergie confiant sur une prolongation des quotas

Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 53,82 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 33 cents par rapport à la clôture de mardi.

Les pays du cartel ainsi que leurs partenaires hors Opep, dont la Russie, avaient décidé fin 2016 de limiter leur production sur le premier semestre 2017 afin de tenter de faire remonter les cours dans un marché déséquilibré par l'arrivée du pétrole de schiste américain.

Le responsable saoudien a précisé que son pays, premier exportateur de brut au monde, ainsi que l'Irak et les pays du Golfe membres de l'Opep, étaient "favorables à cette extension et pourraient potentiellement être rejoints par deux ou trois producteurs".

"De nombreux pays sont prêts à agir si c'était nécessaire, mais ce ne sera pas le cas".

En effet, la décision de la Russie et celle de l'Arabie Saoudite de prolonger l'accord de réduction de l'offre, jusqu'en mars prochain, a ravi les investisseurs.

Le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh a indiqué, à l'ouverture de la réunion, qu'il y avait consensus pour estimer qu'une reconduction des quotas sur neuf mois "au même niveau de production" représentait "l'option la plus sûre, presque certaine" pour permettre un rééquilibrage progressif.

"L'adhésion à l'accord de réduction de la production est totale avec 100% au niveau des pays de l'Opep, alors que le taux d'engagement chez les pays producteurs Non-Opep est tout aussi important, environ 95%", avait ajouté le ministre. "Les fondamentaux du marché n'ont pas vraiment été modifiés durant ces mois, mais maintenant oui, le marché physique commence à répondre", a-t-il soutenu.

"Si ces nouvelles ont fait monter les cours, les courtiers se sont vite souvenus que l'OPEP se réunit jeudi et ont inversé la tendance", a observé Chris Beauchamp, analyste chez IG.

Les marchés ont accueilli sans enthousiasme jeudi les propos du ministre saoudien.

Les pays producteurs de pétrole engagés depuis le début de l'année dans un pacte de limitation de production destiné à éliminer les excédents d'offre convergeaient mercredi vers une reconduction pour neuf mois de ces quotas, recommandée par le comité de l'Opep supervisant l'accord.

Le pays, qui tire la majorité de ses revenus du pétrole, a été très affecté par la baisse des prix du brut entamée en 2014 alors que ses forces mènent une guerre coûteuse contre le groupe djihadiste, Etat islamique et que le gouvernement est accusé d'avoir gaspillé d'importants revenus pétroliers quand les prix étaient élevés. Mais cette politique avait provoqué une dégringolade spectaculaire des prix, accentuée par la production débridée des puits américains de pétrole de schiste, incitant le cartel à changer de stratégie.

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