Sondage : un Français sur trois approuve la nomination d'Edouard Philippe

Edouard Philippe au Havre le 11 Mai 2017- CHARLY TRIBALLEAU

Edouard Philippe au Havre le 11 Mai 2017- CHARLY TRIBALLEAU

Selon cette enquête réalisée mercredi après la nomination du nouveau gouvernement, 65% des personnes interrogées estiment que l'équipe conduite par le premier ministre Edouard Philippe incarne un "renouvellement", contre 33% qui sont d'un avis contraire et 2% qui ne se prononcent pas. Une trentaine d'élus LR et UDI ont jugé lundi que leurs familles politiques devaient "répondre à la main tendue" par le nouveau président dans un appel initié par le député Thierry Solère, qui fait partie des candidats LR aux législatives contre lesquels le parti d'Emmanuel Macron n'a pas investi de candidat pour l'instant. L'une porte sur leur situation fiscale (habituellement, cette vérification est faite après leur nomination), et l'autre sur des éventuels conflits d'intérêts.

Emmanuel Macron a livré jeudi lors du Conseil des ministres son discours de la méthode de l'action gouvernementale avec comme valeurs cardinales. Le Premier ministre est également revenu sur les informations de presse affirmant que son mentor Alain Juppé, ainsi que l'ancien maire du Havre Antoine Rufenacht, lui auraient déconseillé d'accepter Matignon.

"Le Garde des Sceaux (François Bayrou) sera chargé de proposer toute une série d'initiatives et je pense que nous irons beaucoup plus loin dans cette voie", a ajouté le Premier ministre.

"Ce n'est pas un exercice facile de former un gouvernement", a commenté le premier ministre Edouard Philippe qui a confirmé qu'il n'y aurait pas de cumul avec des mandats dans des exécutifs locaux et que les ministres candidats aux législatives qui perdraient leur élection quitteraient le gouvernement, par tradition républicaine. La moitié proviennent de la société civile, du jamais vu sous la Ve République, dont une médaillée olympique d'escrime Laura Flessel, aux Sports, un populaire animateur de télévision écologiste, Nicolas Hulot, à la Transition écologique ou une éditrice, Françoise Nyssen, à la Culture.

La composition du gouvernement, qui devrait également comporter d'autres personnalités de LR et du MoDem de François Bayrou, devrait être dévoilée mardi en fin d'après-midi, avant le premier Conseil des ministres de mercredi.

Le nouveau Premier ministre aura pour première mission de mener le camp présidentiel aux élections législatives du 11 et 18 juin prochain, afin d'obtenir une majorité pour gouverner. "La droite tient", a assuré mardi le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer.

Des socialistes ralliés dès la première heure à M. Macron pourraient entrer au gouvernement, comme le maire de Lyon Gérard Collomb. Le nom de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense du quinquennat socialiste, circule parmi les ministrables, comme seul survivant de l'équipe sortante du président socialiste François Hollande.

Le chef de l'Etat a entamé son quinquennat en se rendant lundi à Berlin pour rencontrer la chancelière Angela Merkel, qui s'est montrée ouverte à son idée de changement des traités européens pour réformer l'Europe. Il pourrait choisir de propulser de jeunes espoirs issus du monde de l'entreprise, comme Astrid Panosyan, passée par la direction d'un groupe immobilier, la spécialiste de la communication Axelle Tessandier ou la féministe Marlène Schiappa, présidente du réseau Maman travaille.

Le président français se rendra par ailleurs, selon son entourage, "jeudi ou vendredi" auprès des troupes françaises au Mali et doit rencontrer le 25 mai le président américain Donald Trump, en marge du sommet de l'OTAN à Bruxelles.

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