Une minute de silence nationale à 11 heures — Attentat de Manchester

Attentat de Manchester. La reine condamne un acte barbare

La Reine condamne un "acte barbare"

Son fils, Salman, est l'auteur présumé de l'attentat qui a fait 22 morts et des dizaines de blessés lundi à la sortie d'un concert de musique pop à Manchester dans le nord-ouest de l'Angleterre. Ce suspect transportait un colis qui est en cours d'examen.

"Des investigations approfondies sont en cours et des opérations se déroulent à travers l'agglomération du Grand Manchester au moment où nous parlons", a-t-il ajouté.

La BBC a affirmé que le jeune homme aurait servi de "mule" en se faisant exploser avec une bombe fabriquée par quelqu'un d'autre.

L'auteur de l'attentat-suicide de Manchester a été identifié mardi sous le nom de Salman Abedi, âgé de 22 ans, a annoncé la police de Manchester.

- Interpellation mardi de Hachem Abedi, frère du kamikaze, au domicile familial à Tripoli, puis de son père Ramadan Abedi mercredi, par les services de sécurité libyens. Hachem Abedi est soupçonné d'être lié à l'organisation Etat islamique - qui a revendiqué l'attentat -, selon un porte-parole libyen.

Le père serait ensuite retourné en Libye en 2011 pour combattre le régime Kadhafi et participer à sa chute, selon le quotidien The Guardian.

Al-Qaïda avait annoncé en 2007 le ralliement du Gicl à sa cause, mais cela avait alors été démenti par le groupe qui affirmait que ses actions se limitaient à la seule Libye.

Dans son parcours, le kamikaze est "sans doute" passé par la Syrie, a avancé le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb.

L'assaillant a choisi "délibérément l'endroit et l'heure pour causer un maximum de victimes, dont de nombreux jeunes", a déploré la Première ministre Theresa May avant de rencontrer des enfants hospitalisés dans la troisième ville britannique.

"Il semble probable, possible, qu'il n'a pas agi seul; les services de renseignement et la police remontent par conséquent leurs pistes afin d'obtenir toutes les informations dont ils ont besoin pour assurer notre sécurité", a-t-elle dit.

Après le renforcement de l'état d'alerte au niveau "critique ", signifiant un risque d'attentat terroriste imminent, une grande nervosité restait palpable.

La Première ministre britannique, dont le Parti conservateur a annoncé qu'il devrait reprendre vendredi la campagne en vue des élections législatives anticipées du 8 juin, suspendue depuis l'attentat, a également ordonné le déploiement de l'armée pour sécuriser le pays. Près d'un millier de soldats ont été déployés sur des lieux sensibles dans les grandes villes pour soulager les forces de police. Le communiqué précise que les drapeaux seront en berne sur les bâtiments gouvernementaux jusqu'à jeudi soir. "Quatre personnes ont été interpellées aujourd'hui à Manchester et dans ses environs, ce qui porte à cinq le nombre d'individus entendus par les enquêteurs", explique Manon Bougault, envoyée spéciale à Manchester.

Mercredi matin, selon les autorités médicales, vingt des 64 blessés se trouvaient toujours dans un état grave.

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