Attentat de Manchester: deux nouvelles arrestations, une femme libérée

7 h: Deux jours après l'attentat meurtrier qui a frappé la ville anglaise de Manchester, les investigations se poursuivent, et le profil du kamikaze présumé, Salman Abedi, se dessine.

Huit hommes au profil "intéressant" étaient en garde à vue jeudi soir dans le cadre de l'enquête sur l'attentat de Manchester, alors que le président américain Donald Trump menaçait de poursuites les auteurs de fuites en direction des médias.

La Première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi soir le renforcement du niveau d'alerte terroriste de "grave" à "critique" après l'attentat-suicide de Manchester qui a fait 22 morts lundi soir. Des démineurs sont intervenus jeudi matin dans le sud de Manchester après "avoir recu un appel", mais la police a rapidement affirmé que la zone était sans danger.

Le représentant Adam Schiff, de la Californie, le plus haut démocrate au sein du comité du renseignement de la Chambre des représentants, a affirmé mercredi aux médias comprendre les inquiétudes sur des fuites aux États-Unis risquant de nuire aux opérations policières au Royaume-Uni.

Des images publiées par New York Times montrent un détonateur que le kamikaze aurait tenu dans sa main gauche, des boulons et des billes d'acier jonchant le sol, ainsi que des fragments d'un sac à dos bleu déchiqueté ayant pu contenir les explosifs. Ces éléments, analysés par des artificiers interrogés par le NYT, permettent de déduire que la bombe était "puissante, dotée d'une charge ultra-rapide, mais aussi que le shrapnel (les morceaux de métal) a été disposés avec soin et méthodiquement" pour faire le maximum de dégâts.

Le bilan pourrait s'aggraver: une vingtaine des 59 blessés hospitalisés - parmi lesquels douze ont moins de 16 ans - restaient en soins intensifs mercredi.

Hachem, qui a revendiqué son appartenance à l'EI, "était au courant du projet" de son frère et a reconnu avoir été présent en Grande-Bretagne dans la phase de préparation de l'attentat, selon la Force de dissuasion, qui fait office en Libye de police loyale au GNA.

Suspendue depuis mardi, après l'attaque perpétrée à l'issue d'un concert pop qui a fait 22 morts et 64 blessés, dont des enfants et adolescents, la campagne pour les élections législatives du 8 juin reprend au niveau national.

Le Royaume-Uni repart vendredi en campagne électorale avec la sécurité au coeur du débat, pendant que la police poursuit son enquête sur le réseau jihadiste à l'origine de l'attentat de Manchester.

Les morts ont été identifiés et leurs proches prévenus, a déclaré la police, précisant qu'un policier se trouvait parmi eux.

Des militaires ont commencé à se déployer à la mi-journée en mission de surveillance sur des lieux sensibles dans les grandes villes et pourraient aussi patrouiller dans des gares et aéroports, concerts et événements sportifs. Dans cette liste figure Saffie Rose Roussos, huit ans, la plus jeune victime connue. L'identification des victimes se poursuit.

A Stockholm, une minute de silence puis une autre d'applaudissements ont été observées avant le coup d'envoi de la finale de l'Europa League, remportée par Manchester United contre l'Ajax Amsterdam (2-0). On va soutenir notre équipe.

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