Donald Trump un demi succès symbolique à l'OTAN auprès des alliés européens

Donald Trump un demi succès symbolique à l'OTAN auprès des alliés européens

Donald Trump un demi succès symbolique à l'OTAN auprès des alliés européens

Stoltenberg a déclaré que la participation de l'Alliance à la coalition anti-Daech menée par les États-Unis "enverra un message politique fort de la détermination de l'OTAN à combattre le terrorisme, en plus d'améliorer notre coordination au sein de la coalition".

Mais Donald Trump, englué dans des difficultés intérieures pour le rôle de la Russie dans la campagne électorale, peut se vanter d'un demi-succès et se préparait à réaffirmer l'engagement des Etats-Unis à l'égard de la solidarité collective.

La décision de l'OTAN survient trois jours après un attentat sanglant à Manchester revendiqué par l'EI.

L'OTAN envisage ainsi d'étendre ses missions qu'elle réalise déjà en Irak depuis plusieurs mois: augmenter les vols de surveillance des AWACS, accroître les échanges d'informations avec la coalition qui comprend déjà tous les membres de l'alliance sur une base individuelle, mais aussi développer ses missions de formation des forces de sécurité irakiennes en Jordanie et en Irak.

Donald Trump avait été clair sur sa volonté de défendre l'Europe mais également "direct" sur les questions de financement, a déclaré jeudi le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, à l'occasion d'un sommet de l'Otan à Bruxelles.

Les États-Unis, qui dirigent la coalition internationale menant depuis 2014 des frappes aériennes contre l'EI en Irak et en Syrie, demandent depuis plus d'un an que l'OTAN en devienne membre à part entière.

Une nouvelle cellule dédiée au partage d'information sur les réseaux terroristes, notamment sur les combattants djihadistes étrangers, va être mise sur pied au QG de l'Alliance, a précisé le patron de l'OTAN.

Une cérémonie est prévue pour la remise des clés du nouveau siège de l'Otan, dans la banlieue nord de Bruxelles. Certains, comme la France et l'Allemagne, craignent toutefois qu'une participation officielle de l'OTAN à cette coalition ne vienne compliquer la prise de décisions ou froisser les pays du Moyen-Orient qui en sont membres.

En 2015, l'annonce de l'adhésion de ce pays de 600 000 habitants majoritairement slaves et orthodoxes avait entraîné des manifestations émaillées de violences, organisées par l'opposition prorusse.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, qui accompagne le président Trump dans sa première tournée à l'étranger, avait estimé mercredi "vraiment important" que l'Otan rejoigne officiellement la coalition contre l'EI.

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