Gérard Collomb veut alléger les sanctions pour les consommateurs — Cannabis

Gérard Collomb veut alléger les sanctions pour les consommateurs — Cannabis

Gérard Collomb veut alléger les sanctions pour les consommateurs — Cannabis

En moyenne c'est six heures de procédure pour le policier ou le gendarme, autant pour le magistrat chargé du dossier.

La proposition ne satisfait pas le CIRC qui y voit " l'expression d'un manque de courage politique, mais aussi et surtout l'aveu de l'échec d'une politique fondamentalement criminogène, discriminatoire et liberticide " et trouverait "bien plus pertinent de réguler d'un bout à l'autre la filière récréative et thérapeutique ". "Non", a expliqué M. Castaner sur franceinfo.

Une annonce dont s'est réjoui Philippe Capon, secrétaire générale de l'UNSA Police.

Mais "ce n'est pas de la dépénalisation, c'est de la contraventionalisation".

"Emmanuel Macron candidat (.) avait annoncé qu'on voulait des mesures efficaces: la possibilité de donner une contravention d'une centaine d'euros, avec paiement le plus rapide possible, instantané dans certain cas. Et ensuite des mesures coercitives qui peuvent aller jusqu'à la prison si la personne ne paie pas ou ne rentre pas dans le rang ". Cela reste donc une infraction pénale. D'ici quelques mois, lorsqu'une personne se fera prendre en en train de consommer du cannabis, elle n'ira plus au poste de police et ne risquera plus un passage devant un tribunal et une éventuelle peine de prison.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a indiqué sur RMC que cette mesure pourrait entrer en vigueur dans "trois ou quatre mois". Pour rappel, une loi datant de 1970 pénalise l'usage et le trafic d'une peine d'un an de prison maximum et 3 750 euros d'amende. Dans la pratique, si l'emprisonnement pour usage est exceptionnel, les amendes perdurent.

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