Le point sur les arrestations — Attentat de Manchester

Le groupe terroriste Daech a revendiqué l'attaque, qui a fait 22 morts et environ 120 blessés, dont 59 sont toujours hospitalisés. "Les arrestations que nous avons réalisées sont significatives et les recherches initiales dans des logements ont révélé des objets que nous pensons être très importants pour l'enquête".

Les enquêteurs tentent de ramasser le maximum possible d'informations sur Salman Abedi.

"Au niveau des composants, certains sont accessibles et faciles à trouver", explique à l'AFP Will Geddes, patron d'une entreprise spécialisée dans la sécurité. "Je doute donc fortement qu'Abedi l'ait fait seul".

La Grande-Bretagne a été frappée, lundi 22 mai, par l'attentat le plus meurtrier depuis douze ans sur son territoire. Le père, Ramadan Abedi, a lui été arrêté à son domicile à Tripoli.

Les deux frères fréquentaient la mosquée locale de Didsbury, affirme encore le Guardian. Parmi eux se trouve Ismail Abedi, 23 ans, frère aîné du kamikaze présumé. Tous les quatre allaient en cours dans des écoles publiques.

Il avait récemment séjourné en Libye, où une partie de sa famille était retournée vivre après la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, a dit la ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd. "J'ai combattu à ses côtés et nous nous appelions les combattants de Manchester", a raconté un de ses camarades au Guardian. Il fut alors suspecté d'avoir rejoint le Groupe islamique combattant en Libye, proche d'Al-Qaida, jusqu'aux attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Son fils Salman l'aurait rejoint quelques semaines, durant ses vacances d'été.

Cependant, il les avait abandonné au bout de deux ans et n'en aurait pas été diplômé.

23h22: Lors d'une conférence de presse, la première ministre britannique Theresa May a annoncé mardi soir que le niveau d'alerte était relevé dans le Royaume-Uni, passant de "grave" à "critique", son plus haut niveau. "Sa mère était heureuse". Son père et un de ses frères ont été arrêtés en Libye. L'identification des victimes se poursuit. La bombe qu'il a fait sauter lundi soir dans le foyer du Manchester Arena avait été cachée dans un sac déposé par terre, selon le Times.

En hommage aux victimes, une minute de silence sera observée dans tout le pays jeudi. Londres n'a pas confirmé cette information. "Nous ne croyons pas dans le meurtre d'innocents".

La police de Manchester avait suspendu le partage d'information avec Washington, mais le chef de l'anti-terrorisme britannique, Mark Rowley, a indiqué que les échanges avaient repris après que Londres a reçu "de nouvelles assurance".

Une hypothèse corroborée par la ministre de l'Intérieur Amber Rudd. Ce qui a rendu furieuse Theresa May, la cheffe du gouvernement, qui a l'intention de demander des comptes au président Trump, vendredi, au G7.

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