L'Otan va rejoindre la coalition anti État Islamique

Donald Trump lors de la visite du président colombien Juan Manuel Santos à la Maison-Blanche à Washington le 18 mai 2017

Donald Trump lors de la visite du président colombien Juan Manuel Santos à la Maison-Blanche à Washington le 18 mai 2017

"Mais cela ne signifie pas que nous participerons aux opérations de combat", a indiqué M. Stoltenberg. La décision, prise hier au niveau des ambassadeurs des pays de l'OTAN, doit être entérinée par les chefs d'État et de gouvernement de l'Alliance atlantique réunis aujourd'hui à Bruxelles.

La décision de l'OTAN survient trois jours après un attentat sanglant à Manchester (nord-est de l'Angleterre) revendiqué par l'EI.

Chacun des 28 Etats membres de l'Otan fait déjà partie à titre individuel de cette coalition mais l'Alliance préférait le statut d'"observateur".

Donald Trump, qui a un temps jugé l'Otan "obsolète" avant de se rétracter, compte profiter de ce sommet pour demander aux 27 pays alliés des Etats-Unis au sein de l'Alliance de faire davantage dans la lutte contre le terrorisme et d'augmenter leurs budgets militaires afin de réduire leur dépendance vis-à-vis de Washington.

L'Otan va augmenter les heures de vol de ses avions-radar Awacs dans le ciel turc, qui surveillent l'activité aérienne en Irak et Syrie voisines, a aussi précisé Jen Stoltenberg.

"Nous accepterons d'établir une nouvelle cellule du renseignement terroriste au siège de l'OTAN, en améliorant la façon dont nous partageons les renseignements, y compris sur les combattants étrangers".

Alors que Donald Trump était reçu par le roi des Belges Philippe et la reine Mathilde à Bruxelles, les pays membres de l'Otan ont décidé mercredi in extremis de rejoindre formellement la coalition internationale contre Daech en Irak et en Syrie. Avec une question sur la table: l'OTAN en tant que telle doit-elle devenir membre de la coalition contre l'Etat islamique?

En 2015, l'annonce de l'adhésion de ce pays de 600 000 habitants majoritairement slaves et orthodoxes avait entraîné des manifestations émaillées de violences, organisées par l'opposition prorusse.

Les autres pays de l'Alliance, et particulièrement ses 26 membres européens, espèrent de leur côté que ce sommet sera l'occasion pour M. Trump de réaffirmer l'engagement inconditionnel des Etats-Unis en faveur de la défense collective, le principe du "tous pour un" en cas d'agression, inscrit à l'Article 5 du Traité de Washington.

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