Trump veut "poursuivre" les auteurs des fuites de l'enquête — Attentat de Manchester

Le premier "a indiqué qu'il appartenait à l'EI ainsi que son frère Salman Abedi", affirme sur sa page Facebook la Force de dissuasion, qui fait office de police, loyale au gouvernement d'union nationale (GNA) en Libye.

Des médias américains ont, en effet, publié plusieurs fuites, provoquant la réaction de la police antiterroriste britannique qui a regretté la "divulgation non autorisée" d'informations et jugé que cela "nuisait" à l'enquête.

Des images de la police britannique reproduites par le New York Times montrent un détonateur que le kamikaze aurait tenu dans sa main gauche, des morceaux de métal et des vis jonchant le sol taché de sang, ainsi que des fragments d'un sac à dos bleu déchiqueté.

Né dans une famille musulmane pieuse à Manchester en 1994, ses parents libyens ont fui le régime de Mouammar Kadhafi.

Cependant, le journal allemand Der Tagesspiegel, citant des données des services secrets de ce pays, avait indiqué précédemment que le suspect de l'attentat terroriste à Manchester, Salman Abedi, quatre jours avant le crime, s'était rendu à Manchester par Düsseldorf et Prague.

Un décès qui aurait particulièrement atteint l'auteur de l'attentat animé par un "désir de vengeance".

L'une des motivations d'Abedi pourrait avoir été le désir de vengeance après la mort en mai 2016 d'un ami poignardé par un groupe de jeunes Britanniques, selon un proche à Tripoli.

" Je veux rassurer la population et dire que les arrestations auxquelles nous avons procédé sont importantes, et que les premières perquisitions de bâtiments ont révélé des éléments que nous pensons être très importants pour l'enquête ", a dit le chef de la police de Manchester, Ian Hopkins. Une femme interpellée mercredi dans le nord de la ville a été remise en liberté quelques heures plus tard.

Son frère Hachem, arrêté mardi soir, est soupçonné d'être lié à l'EI, a précisé un porte-parole libyen.

Il a "admis qu'il se trouvait en Grande-Bretagne" durant la préparation de l'attentat. Les entreprises du web ont selon cette source "une responsabilité sociale, elles doivent s'engager davantage pour éliminer les contenus dangereux", notamment la propagande djihadiste et les manuels de fabrication de bombes artisanales. Le père, Ramadan Abedi, a été arrêté à son domicile à Tripoli.

A Tripoli, les services de sécurité libyens ont arrêté mardi un frère puis mercredi le père de Salman Abedi.

La Première ministre Theresa May a demandé au président américain Donald Trump que les informations sur l'enquête en cours restent "confidentielles", jeudi à Bruxelles au sommet de l'Otan. Il est toujours interrogé par les services concernés. L'attentat était "plus élaboré" que d'autres et "il semble probable" que l'assaillant n'a "pas agi seul", avait expliqué Mme Rudd.

La puissante explosion a eu lieu dans l'enceinte de la Manchester Arena, à l'une des entrées de la salle pouvant accueillir 21.000 personnes, à la fin du concert de la chanteuse pop américaine Ariana Grande vers 22H30 (21H30 GMT) lundi. Il est mort dans l'attaque revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Selon la chaîne BBC, un sénégalais serait parmi les victimes de l'attentat de Manchester. Le décès d'Olivia Campbell, une jeune fille de 15 ans, a été confirmé mercredi par sa mère, Charlotte, dans un message sur Facebook. Des démineurs sont intervenus jeudi matin dans le sud de Manchester après " avoir recu un appel", mais la police a rapidement affirmé que la zone était sans danger.

Dernières nouvelles