Première rencontre entre Emmanuel Macron et Donald Trump

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron le 15 mai 2017 à Berlin

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron le 15 mai 2017 à Berlin

Le déplacement, au cœur même des institutions de l'Union européenne, a été marqué par cette abrupte et marquante poignée de main avec Donald Trump, que le nouveau président français rencontrait pour la première fois.

Réputé pour écraser la main des personnes qu'il rencontre, comme celle du Premier ministre Shinzo Abe, Donald Trump a trouvé plus fort que lui en la personne d'Emmanuel Macron, à en croire les médias américains. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

Donald Trump compte imposer une taxe de 20% aux produits d'importation, en dépit des règles de l'OMC.

Après plusieurs secondes, c'est finalement Donald Trump qui cède, tentant de mettre fin au supplice en ouvrant sa main, mais le nouveau pensionnaire de l'Elysée ne la lâche pas immédiatement.

Mais l'imprévisible locataire de la Maison Blanche, qui a longtemps jugé l'Otan "obsolète" avant de se raviser, a préféré répéter ses exigences financières à l'égard de ses Alliés.

S'il a souligné que l'Alliance était un outil de 'paix et de sécurité' dans le monde, M. Trump n'a pas, contrairement à ce qui était attendu, affirmé explicitement son attachement à 'l'article 5'.

Ils adopteront un 'plan d'action' comportant un catalogue de mesures pour intensifier leur lutte anti-terroriste, comme les y pousse M. Trump, qui a répété pendant des mois que l'OTAN était 'obsolète' parce qu'elle ne s'occupait pas suffisamment, à ses yeux, de cette question.

" Une erreur majeure " pour Nicholas Burns, ancien ambassadeur des États-Unis à l'OTAN entre 2001 et 2005, qui a rappelé sur Twitter que tous les présidents américains depuis Harry Truman se sont engagés à respecter l'article 5 et à défendre l'Europe si la situation l'exigeait. Il a également appelé les pays de l'OTAN à se concentrer sur le terrorisme et 'les menaces de la Russie'. Véritable socle de l'OTAN, celui-ci prévoit que les Alliés volent au secours d'un des leurs en cas d'agression extérieure.

"Je demande au département de la Justice et aux autres agences adéquates de lancer un examen complet" des fuites parues dans la presse "et, si c'est approprié, les coupables devront être poursuivis avec toute la rigueur de la loi", a écrit le président américain, en marge du sommet de l'Otan à Bruxelles. Le voici donc au pied du mur, à l'occasion de sa vraie entrée sur la scène internationale pour une séquence particulièrement chargée avec la réunion de l'Otan, jeudi à Bruxelles, le sommet du G7, ce vendredi et samedi en Sicile, et la rencontre avec Vladimir Poutine, lundi à Versailles. Certes, il aurait signalé, lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron, qu'il soutenait l'OTAN " à 100 % ".

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