Trump a infligé une grave déconvenue à l'Otan

L'UE et les Etats-Unis n'ont pas de

Trump reçu à Bruxelles par les dirigeants de l'UE, Tusk et Juncker

Le président américain Donald Trump a été reçu jeudi à Bruxelles par les présidents du Conseil et de la Commission européens, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker, pour sa première rencontre avec les dirigeants d'une UE qu'il a sévèrement critiquée.

"Je ne suis pas sûr à 100% que l'on puisse dire aujourd'hui, monsieur le président et moi-même, que nous avons une position commune, une opinion commune au sujet de la Russie", a déclaré après la rencontre le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui représente les chefs d'État et de gouvernement des 28 pays de l'UE.

Hormis les propos de Trump, son langage corporel - notamment sa bousculade avec Markovic pour prendre place au premier rang et sa poignée de mains musclée avec Macron - a révélé qu'il ne se sentait pas à l'aise parmi les alliés de l'Otan, notamment en comparaison avec le plaisir qu'il avait clairement pris à être flatté par la famille royale saoudienne. Une séquence à retrouver sur Non Stop Zapping.

Les nombreuses fuites à Washington -y compris les informations confidentielles sur un attentat que préparerait l'EI à l'aide d'un tablette ou d'un ordinateur portable dans un avion, que M. Trump a partagé avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dans le Bureau ovale- ont déclenché de vives polémiques depuis sa prise de fonction.

A l'Otan, les Alliés ont pourtant affiché leur bonne volonté pour se concilier le nouveau président américain en acceptant de rejoindre la coalition internationale contre le groupe Etat islamique et en promettant d'en faire davantage contre le terrorisme.

"Je suis très heureux pour ma part aussi d'être avec le président Trump", a répondu Emmanuel Macron, évoquant, parmi la large palette de sujets à l'ordre du jour: la lutte contre le terrorisme et "les sujets climatiques et énergétiques". "Des milliers et des milliers de personnes se répandent dans nos différents pays et se dispersent, et dans de nombreux cas, nous ne savons pas qui ils sont". Ni la chancellerie, ni la Maison Blanche n'ont commenté dans l'immédiat les affirmations du Spiegel.

"Les membres de l'Otan doivent enfin contribuer équitablement et remplir leurs obligations financières". Les mâchoires serrées, leur visage alternant entre sourires et grimaces, les deux hommes se sont serrés la main jusqu'à ce que les jointures de M. Trump pâlissent. Donald Trump visait les pays de l'Otan dont le budget militaire n'atteint pas 2% du PIB, cap fixé pour 2024.

Peu avant le déjeuner Macron-Trump, la discussion avec Recep Tayyip Erdogan, dont les relations avec l'Union européenne se sont dégradées depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet dernier et la vague d'arrestations qui a suivi, s'est déroulée à huis clos.

Mais le président américain risque d'essuyer les reproches de la Première ministre britannique Theresa May, également attendue à Bruxelles, après que des éléments cruciaux de l'enquête, notamment des images prises sur le lieu de l'explosion, ont fuité dans le New York Times.

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