"Vous étiez mon candidat!" — Trump à Macron

STEVE KOPACK  TWITTER

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"Je suis très heureux pour ma part aussi d'être avec le président Trump", a répondu Emmanuel Macron, évoquant, parmi la large palette de sujets à l'ordre du jour: la lutte contre le terrorisme et "les sujets climatiques et énergétiques". Le président américain a d'ailleurs confié à Macron qu'il avait suivi " avec beaucoup d'intérêt et d'attention sa campagne ".

Ce faisant, il a expliqué que l'Otan aurait des fonctions de coordination et participerait au débat politique de ses membres. "C'est injuste pour les contribuables" américains, a-t-il reproché, soulignant que 23 des 28 pays membres ne payaient "toujours pas ce qu'ils devraient".

La cérémonie de remise du siège a permis de dévoiler un morceau du Mur de Berlin, symbole de la fin de la Guerre froide en Europe, et un débris du World Trade Center, en souvenir des attentats du 11 septembre 2001.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a réaffirmé à plusieurs reprises que les sanctions seraient maintenues tant que les accords de paix de Minsk ne seraient pas appliqués, mais le président Donald Trump n'a pas été aussi clair.

Après le sommet de l'Otan à Bruxelles, le président français a atterri jeudi minuit avec son épouse Brigitte en Sicile, au sud de l'Italie, où, en plus des réunions des Sept il devait rencontrer vendredi en tête-à-tête cinq dirigeants: Theresa May (Grande-Bretagne), Justin Trudeau (Canada), Mahamadou Issoufou (Niger), Béji Caïd Essebsi (Tunisie) et Shinzo Abe (Japon).

Le New York Times a notamment diffusé mercredi des photos de la police britannique montrant des éléments de la bombe déclenchée par un jeune kamikaze à Manchester lundi soir, qui a fait 22 morts et des dizaines de blessés.

Soucieux de calmer cette polémique, M. Trump a ordonné que le Département de la Justice diligente une enquête interne pour débusquer les responsables ayant transmis ces informations aux médias.

Trump avait annoncé peu auparavant qu'il voulait "poursuivre" les auteurs de ces fuites, en réaffirmant la "relation spéciale" des Etats-Unis avec le Royaume-uni.

Les nombreuses fuites à Washington - y compris les informations confidentielles sur un attentat que préparerait l'EI à l'aide d'un tablette ou d'un ordinateur portable dans un avion, que M. Trump a partagé avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov dans le Bureau ovale - ont déclenché de vives polémiques depuis sa prise de fonction.

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