Tati : l'examen des offres de reprise renvoyé au 19 juin

Tati : l'examen des offres de reprise renvoyé au 19 juin

Tati : l'examen des offres de reprise renvoyé au 19 juin

L'examen des offres de reprise de Tati et trois autres enseignes d'Agora Distribution (groupe Eram), prévu lundi, a été renvoyé au 19 juin, a annoncé la CGT en public à des salariés rassemblés devant le tribunal de commerce de Bobigny, a constaté une journaliste de l'AFP. Pour continuer à "exiger le maintien de tous les emplois", les salariés sont appelés à se rassembler ce lundi matin devant le tribunal de commerce de Bobigny. L'information a été accueillie par des cris de joie et des applaudissements de la grande majorité d'entre eux.

"On remercie le juge de nous avoir écoutés", a réagi Nicole Coger (CGT Tati Barbès).

Pour l'avocat du CE de Lilnat (société qui rassemble le plus grand nombre de salariés et de magasins Tati), Mounir Bourhaba, ce report, accordé "pour laisser le temps aux repreneurs de combiner leurs offres et de les améliorer", est "une première victoire". Plus de 1.700 emplois sont en jeu.

Lundi dernier, plus d'une centaine de salariés de Tati et des autres enseignes d'Agora Distribution étaient venus à Paris demander au gouvernement de s'impliquer dans ce dossier.

Premier à avoir communiqué fin avril son offre, qui prévoit le maintien de l'enseigne emblématique au vichy rose, le groupe Philippe Ginestet (GPG), du fondateur des magasins de déco Gifi, propose de reprendre 1.300 emplois directs, soit 76% des effectifs. Et d'ajouter: "L'objectif, c'est zéro licenciement". L'enseigne compte mettre le grapin sur les six magasins Tati en région parisienne. Il a qualifié les mesures du PSE de "squelettiques, indigentes, inacceptables".

La CGT rappelle que ce sont 400 à 600 emplois qui sont menacés de suppression et que les mesures de reclassement se montent aujourd'hui à "1.500 euros par salarié".

"Les sommes mises sur la table par les différents candidats seront également scrutées à la loupe: "selon une autre source proche du dossier, les stocks de Tati " ont une valeur comptable de 100 millions d'euros " et " des fonds de commerce estimés par un expert à 30 millions d'euros ".

Tahar Benslimani (CFDT-Vetura), souligne que "le CE de Vetura est pour Gifi à 200%" et craint en, revanche qu'un report ait "des conséquences" négatives supplémentaires pour Tati. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

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