Un candidat REM inéligible pendant un an en 2003, investiture suspendue — Toulouse

Pierre Cabar

Pierre Cabar

Et il est investi par La République en marche! sur la première circonscription de Haute-Garonne, dans le cadre des législatives. C'est en raison du rejet de son compte de campagne pour les législatives de 2002.

Dans un communiqué que Côté Toulouse s'est procuré, LREM indique avoir "pris connaissance aujourd'hui par voie de presse (l'information est parue dans La Dépêche, ndlr) de la situation de Pierre Cabaré, candidat dans la 1 circonscription de Haute-Garonne ".

"À cette occasion, le mouvement souhaite rappeler les conditions posées par la Commission Nationale d'Investiture: chaque candidat à la candidature s'est engagé sur l'honneur à n'avoir jamais été condamné à une peine d'inéligibilité et n'avoir aucune inscription au bulletin n°2 de leur casier judiciaire. Ce dernier sera entendu dans les tout prochains jours par la Commission Nationale d'Investiture", selon la même source. Pierre Cabaré s'est présenté à différentes élections en Haute-Garonne depuis 1997: sans étiquette, sous les couleurs de l'UDI ou de Cap 21.

Contrairement à la loi, Pierre Cabaré n'avait ni mandataire financier ni compte bancaire spécifique pour la prise en charge de ses frais de campagne, si bien que ses comptes de campagne avaient été rejetés et que le Conseil constitutionnel l'avait sanctionné d'une peine d'inéligibilité. "Je n'ai été remboursé de rien, je n'ai rien coûté à la société", assure-t-il aujourd'hui. Cet épisode me renvoie par ailleurs à une période de ma vie que j'aurais préféré oublier: mon épouse était gravement malade et je n'avais pas du tout la tête à la campagne.

La République en marche décide donc de suspendre l'investiture de Pierre Cabaré, poursuit le communiqué.

Ces révélations sont, selon lui, " un coup porté par ses concurrents qui ne trouvent rien d'autre que ça pour atteindre son intégrité ".

En janvier, Emmanuel Macron avait indiqué dans son appel à candidatures pour les législatives: "Aucun candidat ne devra avoir de casier judiciaire ni avoir subi de peines d'inéligibilité". Il a ajouté ne pas avoir mentionné cette année d'inéligibilité lors de sa demande d'investiture.

A droite, François Chollet, le candidat Les Républicains sur la 1re circonscription a estimé que " cette omission - pour le moins suspicieuse - me semble clairement incompatible avec les valeurs du Président de la République qui a fait de la probité une des valeurs cardinales de sa campagne et de son quinquennat", écrit-il dans un communiqué. "Je demande au mouvement REM de clarifier sa position et de prendre en responsabilité les décisions les plus appropriées fort de cette information nouvelle".

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