VIDÉO - Cannes 2017 : l'émouvant discours de Robin Campillo

Un film semble assuré de se retrouver au palmarès: "120 battements par minute" de Robin Campillo.

Du côté des prix d'interprétation, l'actrice allemande Diane Kruger a frappé fort avec son rôle de mère qui se demande comment survivre après un attentat à la bombe qui a tué son mari et son fils, dans le film "In the fade" de Fatih Akin. Lors de la conférence de presse qui a suivi la cérémonie de clôture, le cinéaste espagnol a lâché cette confession: "J'ai adoré le film de Robin Campillo".

Le film a également reçu samedi soir par la Queer Palm, prix indépendant qui récompense un film des sélections cannoises évoquant les questions LGBT (homosexualité, bisexualité, transgenre).

Né le 16 août 1962 au Maroc, Robin Campillo a été formé à l'école de cinéma parisienne Idhec au début des années 80, où il a rencontré Laurent Cantet. C'est lui qui écrit aussi le le scénario de tous ses films mais il a aussi signé celui d'Entre Les Murs, Planetarium et L'Atelier tous présentés à Cannes. "Mais c'était compter sans sa lenteur!", racontait récemment Laurent Cantet à l'hebdomadaire Télérama.

120 Battements Par Minute est le troisième film du réalisateur Robin Campillo dont le premier long métrage n'était rien d'autre que Les Revenants, le film qui a inspiré la série du même nom diffusée sur Canal +.

Il y raconte l'histoire d'un quinquagénaire célibataire, dont la vie se trouve transformée arpès sa rencontre avec un jeune prostitué sans-papiers d'origine ukrainienne.

Ni nostalgique, ni documentaire, "120 battements par minute" montre un activisme mené bien avant l'ère des réseaux sociaux, mais fait aussi la part belle, dans sa dernière partie, à une bouleversante histoire d'amour entre Sean, malade du sida, et Nathan, qui ne l'est pas.

"Il était temps que je me jette à l'eau!". Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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