Emmanuel Macron reçoit Vladimir Poutine à Versailles

Le président russe Vladimir Poutine à Pékin le 14 mai 2017

Le président russe Vladimir Poutine à Pékin le 14 mai 2017

Une journée "très importante" selon l'ambassadeur russe.

Le Président français a annoncé qu'il souhaitait " organiser une transition démocratique mais en préservant un État syrien " en coopération avec Vladimir Poutine. La lutte contre le terrorisme est aussi au centre de leurs échanges. Tout laisse penser d'ailleurs qu'il n'attend rien de ce sommet, qui est surtout symbolique, le président français faisant à son homologue russe l'honneur des fastes de Versailles, mais ne le recevant pas à l'Élysée, comme s'il fallait protéger le palais de la République des miasmes d'un régime autoritaire.

A la fermeté de M. Poutine pour qui "les sanctions" contre la Russie ne contribuent "aucunement" à régler la crise ukrainienne, le président français a répondu en rappelant qu'il y aurait "une discussion" au format Normandie, réunissant Russie, Ukraine, France et Allemagne, dans les "prochains jours ou semaines" pour éviter "une escalade" des tensions dans ce pays. Les deux chefs d'Etat doivent ensuite déjeuner, entourés de leurs délégations, tenir une conférence de presse conjointe et inaugurer l'exposition "Pierre le Grand, un tsar en France", prétexte à cette rencontre.

"Donald Trump, le président turc (Recep Tayyip Erdogan) ou le président russe sont dans une logique de rapport de forces, ce qui ne me dérange pas", a lui-même observé le président Macron, qui a promis un "dialogue exigeant", "sans aucune concession".

"Quand des organes de presse répandent des contre-vérités infamantes, ce ne sont plus des journalistes, ce sont des organes d'influence", a-t-il asséné au côté de son hôte silencieux. "Alors maintenant, de deux choses l'une, ou bien tu continues sur ce ton et je t'écrase, ou alors tu arrêtes de parler comme ça, et tu verras..." "Cela aurait été bizarre de l'avoir rejetée", a-t-il souligné.

Macron pourrait même aborder la répression des homosexuels en Tchétchénie.

Vladimir Poutine est le premier chef d'Etat étranger reçu par Emmanuel Macron depuis son élection. Dans la cour du château, sur le tapis rouge déployé pour l'occasion et devant la Garde républicaine, les deux hommes étaient souriants mais sobres, sans effusions.

"Pierre le Grand, un tsar en France", ressuscite la mémoire de la visite à Versailles, en mai et juin 1717, de cette figure historique chère à Vladimir Poutine.

La présidente du Front national Marine Le Pen s'est "réjouie" lundi que "Vladimir Poutine soit accueilli en France", estimant qu'"il faut normaliser les relations avec la Russie" et s'interrogeant sur la politique que souhaite mener le président Macron à l'international.

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