Climat: la presse française fustige "la folle décision" de Trump

L'UE prête à prendre le leadership de la lutte contre le changement climatique
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 Paul DEFOSSEUX AFP

L'UE prête à prendre le leadership de la lutte contre le changement climatique AFP Archives Paul DEFOSSEUX AFP

Donald Trump a présenté jeudi sa décision de retirer les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat comme une mesure primordiale pour préserver l'emploi aux Etats-Unis, un argument accueilli avec scepticisme par de nombreuses entreprises américaines.

C'était un de ses promesses de campagne.

Tusk, la décision américaine "est une grosse erreur, plus grosse que de ne pas se rallier au Protocole de Kyoto".

Le record de retweets pour un homme politique reste détenu par Barack Obama pour sa réelection en 2012, avec plus de 900.000 partages pour son "Four more years" (quatre ans de plus).

Le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) est également invité pour 2018 à remettre un rapport spécial sur les impacts d'un réchauffement climatique d'1,5°C. Une affirmation qui apparait contradictoire par rapport au discours qu'il a tenu plus tôt dans la journée dans la roseraie de la Maison Blanche, même s'il est attendu que les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis vont continuer à baisser. Bill Peduto a senti la nécessité de répliquer au président américain, qui a expliqué avoir été "élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris".

Lors d'un échange "direct" de cinq minutes au téléphone, le président français a prévenu son homologue américain, selon l'Elysée, que si l'on "pouvait discuter", "rien n'était négociable dans les accords de Paris" sur le climat. Elle donne une indication sur le rôle que les Etats-Unis sous la direction de Donald Trump entendent jouer sur la scène internationale dans les années à venir. "Il n'y a pas de retour en arrière sur l'accord de Paris", a déclaré Jean-Claude Juncker au lendemain du retrait des Etats-Unis annoncé par le président Donald Trump. "Avec cette décision, le gouvernement des Etats-Unis sabote l'accord de Paris et laisse le 'leadership' en matière de lutte contre le réchauffement climatique à la Chine et à l'Union européenne", déclare Georg Klingler, expert des questions liées au climat pour Greenpeace Suisse, cité dans le communiqué de l'ONG.

Donald Trump et les poignées de main, c'est toute une histoire. Cependant, a pris soin de préciser M. Trump, les Etats-Unis cessent "dès aujourd'hui" son application.

Bastien Alex : Il est impossible de savoir si Trump sera réélu, s'il se représentera ou même s'il sera destitué avant la fin de son mandat.

En première ligne face à l'Etat fédéral: les Etats, puissants, de Californie et de New York, suivi par celui du Washington. "Quitter Paris n'est pas bon pour l'Amérique et le monde", a tweeté Elon Musk.

L'alliance, assurent les trois Etats, devrait servir de "forum pour soutenir et renforcer les programmes existants contre le changement climatique" ou encore "mettre en oeuvre de nouveaux programmes de réduction des émissions de carbone".

'La décision américaine de sortir des accords de Paris est extrêmement regrettable, donc je serai extrêmement prudente sur ce sujet', adéclaré Angela Merkel vendredi matin.

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