Du gaz hilarant s'échappe du pôle Nord

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique

Un ours polaire teste la solidité de la glace arctique

Chaque jour, une nouvelle vient ternir un peu plus le tableau du réchauffement climatique.

Les émissions de protoxyde d'azote, aussi connu sous le nom de "gaz hilarant", étaient jugées "négligeables" dans le sol arctique jusqu'ici, confie Carolina Voigt, responsable d'une étude finlandaise sur le sujet.

Le dégel du permafrost cause la libération de gaz hilarant dont les effets sur le réchauffement climatique sont bien plus puissants que le dioxyde de carbone.

Les résultats de l'étude menée par le département d'étude des sciences environnementales et de biologie de l'université de Finlande ont été relayés dans la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences.

Présent dans le permafrost, un sol rocailleux en permanence gelé qui recouvre un quart de la région, il est petit à petit relâché avec la fonte des glaces. Or, cette terre décongelée libère les gaz qu'elle contient, dont le fameux N2O. "Le N2O est un puissant gaz à effet de serre, presque 300 fois plus dangereux que le CO2 pour le réchauffement du climat", avertissent-ils. L'effet boule de neige pourrait alors être très rapide. Selon eux, la végétation permet d'absorber en grande quantité le protoxyde d'azote contenu sous la terre.

Dernières nouvelles