À Bruxelles, Trump fait savoir à Macron qu'il était "son" candidat

Trump reçu ce jeudi à Bruxelles par les dirigeants de l'UE, Tusk et Juncker

À Bruxelles, Trump fait savoir à Macron qu'il était "son" candidat

Au menu, chargé, de la rencontre de ce jeudi 25 mai entre Donald Trump et Emmanuel Macron, le sommet de l'Otan et celui du G7 qui s'ouvre concomitamment en Italie, les crises régionales (Syrie, Ukraine, Corée du Nord...), l'économie et le respect, toujours incertain, par la nouvelle administration américaine de l'accord de Paris sur le climat.

Emmanuel Macron est scruté car son élection est "la réponse de la France, une réponse d'ouverture, dynamique, le contraire de ce que les gens craignaient" en cas de victoire de la candidate d'extrême droite Marine Le Pen à la présidentielle, selon l'ex-conseiller. On sera tenté d'ajouter "intense" à la description, tant il est apparu que le président américain et son homologue français ont obtenu l'attention des médias par leurs poignées de mains successives. Durant la campagne, des déclarations du président américain avaient pu laisser penser le contraire.

"Je suis très heureux pour ma part aussi d'être avec le président Trump", a déclaré Emmanuel Macron, évoquant, parmi la large palette de sujets à l'ordre du jour: la lutte contre le terrorisme et "les sujets climatiques et énergétiques". A la sortie du déjeuner, le président français a fait état de discussions " franches " et " pragmatiques " avec son homologue américain.

Emmanuel Macron n'entend pas être " gaullo-mitterrandien " que dans sa pratique monarchique du pouvoir.

"Je dirais que le coeur de nos échanges fut le pragmatisme", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Il y a des sujets sur lesquels nous n'avons pas forcément la même lecture (.) mais nous avons échangé (.) avec une volonté affichée de renforcer notre partenariat et notre coopération en matière de lutte contre le terrorisme", a-t-il ajouté.

Pendant sa campagne électorale, le président américain a dit vouloir sortir du pacte mondial contre le réchauffement, mais il semble depuis hésiter.

Il a indiqué qu'il rendrait sa décision au retour du sommet du G7, qui se tient vendredi et samedi en Sicile.

"Je lui ai rappelé l'importance de cet accord pour nous, l'importance de ces engagements pour la communauté internationale".

La rencontre entre les deux présidents récemment élus était évidemment attendu.

Les différents chefs d'État ont été accueillis par le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, qui leur a présenté le nouveau bâtiment de l'organisation intergouvernementale, construit en sept ans, en face de l'ancien siège.

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