Dans un communiqué commun, l'UA et l'UE réaffirment leur — Climat

Emmanuel Macron remontant les Champs-Elysées lors de sa cérémonie d'intronisation à Paris le 14 mai 2017

Emmanuel Macron remontant les Champs-Elysées lors de sa cérémonie d'intronisation à Paris le 14 mai

Le président russe Vladimir Poutine s'est toutefois refusé à "condamner" son homologue américain, plaidant pour un "travail en commun" avec les Etats-Unis.

Le milliardaire, 10e fortune mondiale selon Forbes, a annoncé que sa fondation, Bloomberg Philanthropies, allait fournir au bureau de l'ONU chargé du climat les 15 millions de dollars qui équivalent à la contribution que devaient apporter les Etats-Unis.

"L'accord est le signal de l'unité de l'ensemble des pays autour d'un sujet".

"En tant un homme qui se soucie à un haut niveau de l'environ, je ne peux, en bonne conscience, appuyer quelque chose qui punit les Etats-Unis".

Dans un long discours, Donald Trump avait affirmé jeudi que l'heure était venue pour son pays de quitter l'accord de Paris, tout en souhaitant pouvoir négocier un nouvel accord, idée à laquelle les Européens ont opposé une fin de non-recevoir très ferme. "C'est maintenant aux villes de prendre les rênes " de l'économie verte, a d'abord écrit Bill Peduto, qui a senti la nécessité de répliquer au président américain, qui a expliqué avoir été " élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris ". "Sur le plan domestique, elle permet à M Merkel de couper l'herbe sous le pied de Martin Schulz, candidat du SPD à la chancellerie, qui se définit depuis longtemps comme l'" anti-Trump ".

En opposition au président américain qui affiche sa volonté de soutenir les énergies fossiles au nom de la défense de l'emploi, les Européens, mais aussi le Brésil ou la Nouvelle-Zélande, ont réitéré que la transition énergétique est un facteur de croissance.

Dès l'ouverture d'un sommet entre l'UE et la Chine vendredi matin à Bruxelles, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a dessiné les contours d'un nouveau moteur pour la "diplomatie climat".

Des grands patrons américains, ainsi que des responsables chinois et européens, ont aussitôt appelé le président pour lui demander de revoir sa position. Quant à son "Make our planet great again" de conclusion, jolie formule reprise dans un visuel pour les réseaux sociaux, il s'est illico diffusé de façon virale un peu partout à travers le monde.

Le patron de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), Scott Pruitt, s'est ouvertement prononcé pour une sortie de l'accord, jugeant qu'il était "mauvais" pour l'Amérique.

"Le monde a applaudi quand nous avons signé l'accord de Paris".

Le 1er juin vers 22h, l'Hôtel de Ville de Paris a été illuminé en vert afin, selon un communiqué de la municipalité cité par l'AFP, de "manifester la désapprobation de Paris à l'égard de la décision de Donald Trump et de rappeler la détermination des villes à appliquer l'accord de Paris".

La procédure de retrait, prévue par l'article 28 de l'accord de Paris, devrait reporter le retrait effectif en 2020.

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