DiCaprio: "Notre avenir est plus que jamais en danger"

Accord de Paris: Nicolas Hulot espère que

Nicolas Hulot

Après l'annonce du retrait des Accords de Paris par Donald Trump, la réponse d'Emmanuel Macron, d'abord en français puis doublée en anglais a suscité des réactions contrastées dans la classe politique ainsi que sur les réseaux. "J'ai été élu pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris", a lancé le président septuagénaire qui a mis en avant la défense des emplois américains et dénoncé un accord "très injuste" pour son pays.

L'accord de Paris, conclu fin 2015 et dont son prédécesseur démocrate Barack Obama fut l'un des principaux architectes, vise à à contenir la hausse de la température moyenne mondiale "bien en deçà" de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle. Parmi elles, le président russe Vladimir Poutine n'a pas condamné la décision de son homologue américain, plaidant pour un "travail en commun" avec les Etats-Unis.

La décision du président américain Donald Trump de sortir les États-Unis de l'Accord de Paris est "un déni du constat scientifique, la victoire des marchands de doute", a commenté sur franceinfo Valérie Masson-Delmotte, climatologue et co-présidente du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).

Une façon habile de tourner en dérision le slogan du locataire de la Maison Blanche ("Make America great again"), répété à l'envi pendant sa campagne. La chancelière allemande Angela Merkel a "regretté" cette initiative et promis de poursuivre les engagements sans les Etats-Unis, le cas échéant.

De New York à la Californie, plusieurs dizaines de villes et d'Etats américains ont immédiatement organisé la résistance.

Il avait prévenu. Elon Musk, le PDG de Tesla et ardent défenseur des énergies renouvelables, a annoncé le 1er juin 2017 qu'il quittait les différents cénacles de grands patrons conseillant Donald Trump.

La ministre de l'Environnement, Barbara Hendricks, s'est quant à elle montrée encore plus directe à l'égard de Donald Trump.

L'objectif des Etats-Unis, fixé par l'administration Obama, est une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2025 par rapport à 2005.

Un autre relève que lors du sommet du G7, le 27 mai dernier, Emmanuel Macron jugeait le président américain ouvert à la discussion au sujet du changement climatique. En raison de la procédure prévue, cette sortie ne deviendra effective qu'en 2020.

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