Enquête préliminaire sur Richard Ferrand

Croyez-vous en l’honnêteté de Richard Ferrand

Ferrand ne démissionnera pas car il a sa "conscience pour lui" et n'est "pas mis en cause par la justice"

Malgré des intentions de vote très favorables pour "La République en marche" aux prochaines législatives, il semble que les polémiques autour de Richard Ferrand et Marielle de Sarnez ternissent l'image du gouvernement, selon un sondage Odoxa pour franceinfo publié vendredi 2 juin.

Le 26, le parquet de Brest annonce pour sa part qu'"en l'état, aucun des faits relatés n'est susceptible de relever d'une ou plusieurs qualifications pénales permettant d'ouvrir une enquête préliminaire". "On est à l'intérieur de ces règles", ont indiqué les services de Matignon à l'AFP.

Décidément, le dossier Ferrand est un sparadrap qui s'évertue à coller à la peau d'Emmanuel Macron. Emmanuel Macron avait appelé la veille le gouvernement à la "solidarité", tout en estimant que la presse ne devait "pas devenir juge".

Le ministre Richard Ferrand voit les accusations le visant se judiciariser. "Dans cette monarchie présidentielle, il y a une culture d'impunité chez les hommes et les femmes politiques.", a-t-il ajouté.

"Je ne ferai pas de commentaires", a pour sa part déclaré le président de la République, en déplacement en Bretagne.

La pression s'accentue donc encore un peu plus pour le ministre de la Cohésion des territoires du nouveau gouvernement Macron, même si son porte-parole, Christophe Castaner, déclarait aussitôt sur LCI que c'est "une bonne nouvelle parce qu'elle va permettre de sortir du débat moral".

Voici une nouvelle qui tombe mal pour Emmanuel Macron.

La présidente du FN, Marine Le Pen, a critiqué la gestion de l'affaire par l'exécutif, dénonçant un "enrichissement personnel", qui "ressemble fichtrement à l'affaire Fillon". Il a souligné que cette enquête aura pour objectif de regrouper les éléments nécessaires qui permettraient une analyse complète des faits.

Une mise en examen déclenche "immédiatement" la démission d'un ministre, "sauf dans un cas", a-t-il précisé: celui de la diffamation, où la mise en examen est automatique.

Mais le timing n'en est pas moins mauvais pour le principal concerné puisqu'il est candidat aux législatives. "Je pose la question: Monsieur Ferrand est-il à même de porter les réformes de son ministère avec suffisamment de crédibilité et de poids politique?" Doit-il démissionner? "Non (.) mais c'est à lui de prendre cette décision". "Tout ce que j'ai fait dans ma vie professionnelle est légal, public, transparent", a déjà réagi mercredi Richard Ferrand, en excluant de démissionner malgré les attaques répétées de l'opposition. "Mis en examen, le ministre reste innocent mais n'a plus la capacité de rester en place".

Dernières nouvelles