Les États-Unis quittent l'accord de Paris: une centaine de

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À ce jour, sur les 195 pays signataires, 147 - y compris les États-Unis - ont déposé " leur instrument de ratification " à l'ONU, c'est-à-dire la lettre signée du chef d'État confirmant les engagements pris par ses représentants lors de la conférence.

Les Etats-Unis ont annoncé leur retrait de l'accord de Paris sur le climat. Signé en décembre 2015 par plus de 190 pays, l'accord vise à contenir la hausse de la température moyenne mondiale "bien en deçà" de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle. L'accord désavantage les Etats-Unis face aux autres pays, a-t-il déclaré, mentionnant en particulier la Chine.

Les Etats-Unis se retrouvent désormais isolés dans le dossier climatique.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dénoncé une décision "gravement erronée".

"J'étais élu pour représenter mes concitoyens, non Paris", a-t-il martelé. "Le moment est venu de redonner aux Etats-Unis leur grandeur". Les promesses du candidat Trump l'annonçaient.

"Sans règles, ce monde sera une jungle", a ajouté M. Li.

Mais la décision elle-même ne surprend pas dans la mesure où M. Trump, depuis son arrivée au pouvoir, affiche sa volonté de donner un coup de pouce aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) au nom de la défense des emplois américains.

Coïncidence des agendas, le sommet annuel UE-Chine organisé vendredi à Bruxelles a offert une tribune aux deux partenaires pour clamer haut et fort leur engagement commun.

Elon Musk, par exemple, le très médiatique PDG du constructeur de voitures électriques Tesla et ardent défenseur des énergies renouvelables, a immédiatement quitté un poste de conseiller de Donald Trump.

Son rival Chevron campe sur la même ligne et soutient lui aussi un accord qui constitue un "premier pas vers un cadre international" de réduction des émissions, assure à l'AFP une de ses porte-parole, Melissa Ritchie.

Reste que sortir de l'accord va prendre du temps: environ quatre temps.

Le monde des affaires s'est, dans sa grande majorité, prononcé pour un maintien au sein de l'accord de Paris.

Leonardo DiCaprio a lui aussi exprimé son désaccord avec Donald Trump. En raison de la procédure prévue, cette sortie ne deviendra effective qu'en 2020. Pour Geneviève Pons du WWF, la décision américaine "est une invitation à d'autres pays pour intensifier leur coopération, voir plus grand et être plus téméraire pour s'attaquer au changement climatique".

La Maison Blanche restait muette mercredi sur ce thème et une éventuelle surprise de dernière minute de la part de l'imprévisible président ne pouvait être exclue.

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