Un ministre proche du président Macron dans la tourmente — France

Un ministre proche du président Macron dans la tourmente — France

Un ministre proche du président Macron dans la tourmente — France

A droite, on parle de "tromperie sur la marchandise". La semaine dernière, le parquet de Brest avait pourtant exclu l'ouverture d'une enquête.

Le gouvernement doit faire face à sa première grosse polémique.

Dix jours du premier tour des élections législatives, cette décision influencera-t-elle les électeurs de la 6ème circonscription du Finistère où se présente Richard Ferrand pour un deuxième mandat de député?

"Après analyse des éléments complémentaires", il a toutefois annoncé jeudi qu'il saisissait la police d'une enquête préliminaire. " Les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge", a indiqué le chef de l'État mercredi 31 mai en conseil des ministres, selon des propos rapportés par Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement.

La justice française a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête préliminaire dans une affaire immobilière impliquant Richard Ferrand, un ministre proche du président Emmanuel Macron. Preuve avancée: le bail a été reconduit alors que Richard Ferrand avait quitté la direction des Mutuelles.

Roger-Gérard Schwartzenberg, le président des radicaux de gauche à l'Assemblée, a quant à lui affirmé que la défense de Richard Ferrand était "borderline" et se tenait "sur la frêle ligne de séparation entre immoralité et illégalité".

"Dans l'ADN d'En Marche, il y avait la probité, l'intégrité, l'exemplarité". "Il ne suffit pas de changer les têtes, d'annoncer un renouveau des personnalités, il faut des règles. Cette promesse est morte", a-t-il lancé sur la radio RTL. "Dans un contexte où la demande de renouvellement de la part des électeurs est très puissante et qu'elle a été centrale dans l'élection d'Emmanuel Macron, le départ de Richard Ferrand paraît difficile à éviter", décrypte Bruno Cautrès, chercheur au CEVIPOF, contacté par l'Express.

Elles surviennent également au moment où le gouvernement planche sur une loi sur la moralisation de la vie politique.

L'affaire Ferrand connaît un nouveau rebondissement. "C'est en quelque sorte la loi pour la moralisation sauf pour monsieur Ferrand", a-t-il regretté. Le ministre de la Justice François Bayrou doit tenir dans l'après-midi un point presse sur cette loi, qui sera le premier texte de la nouvelle législature.

Si elle concède que "rien d'illégal n'a été démontré pour l'instant" dans cette affaire, l'ex-candidate à la présidentielle estime que "chacun considère qu'il y a là au moins une rupture morale", précisant que cet enrichissement personnel "ressemble fichtrement à l'affaire Fillon".

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