"Macron doit obtenir la démission de Ferrand dans l'heure" — Georges Fenech

Le ministre de la Cohésion territoriale Richard Ferrand à l'Elysée à Paris le 31 mai 2017           STEPHANE DE SAKUTIN- AFP

Le ministre de la Cohésion territoriale Richard Ferrand à l'Elysée à Paris le 31 mai 2017 STEPHANE DE SAKUTIN- AFP

Le chef de l'Etat, qui souhaitait avec ce premier déplacement en région "passer du temps avec les Français" après une séquence à l'international, doit toutefois composer avec les répliques de l'affaire Richard Ferrand qui empoisonne son début de quinquennat.

Selon elle, "quand la première décision prise est la loi de moralisation de la vie politique, on ne peut pas venir nous expliquer que les agissements de monsieur Ferrand sont acceptables".

Ce sont de nouveaux éléments révélés par Le Monde ainsi que le témoignage de l'avocat qui a chapeauté le montage immobilier qui auraient conduit le procureur de Brest, cette fois, à ouvrir une enquête préliminaire dans le but de " recueillir tout élément permettant une analyse complète des faits ".

Richard Ferrand marche sur un fil.

De son côté, l'association anticorruption Anticor a adressé mercredi au parquet de Brest une plainte contre X dans cette affaire, sur le fondement du délit d'abus de confiance. "Il a rappelé que notre objectif doit être de façon permanente celui de l'exemplarité dans nos actions publiques".

Voici une nouvelle qui tombe mal pour Emmanuel Macron. "Lorsqu'un ministre est mis en examen, il convient qu'il démissionne immédiatement". François Hollande résistait rarement aux micros qui se tendaient lors de ses déplacements et passait même des heures à converser avec des journalistes, comme l'a montré l'abondante littérature relayant ses confidences. Le 24 mai, Le Canard enchaîné met en cause le ministre pour des tractations immobilières remontant à 2011.

Les Français en effet, semblent avoir fait leur choix concernant l'avenir du secrétaire général de la République en Marche. "Il ne suffit pas de changer les têtes, d'annoncer un renouveau des personnalités, il faut des règles".

"C'est une affaire compliquée, pas facile à appréhender, beaucoup moins simple que pour François Fillon ou Bruno Le Roux", ajoute-t-il. Hier, déjà, Emmanuel Macron avait déjà refusé de commenter l'affaire Ferrand, comme le soulignait Le Parisien ce matin dans un article titré "Qui ne dit mot soutient.".

D'après Xavier Bertrand, président LR de la région Hauts-de-France, cette proposition de loi "est aujourd'hui décrédibilisée" par l'affaire Ferrand. "C'est en quelque sorte la loi pour la moralisation sauf pour monsieur Ferrand", a-t-il regretté.

"Je ne ferai pas de commentaires", a pour sa part déclaré le président de la République, qui avait appelé la veille le gouvernement à la "solidarité", tout en estimant que la presse ne devait "pas devenir juge".

Dernières nouvelles