Alexandre, ce Français de 27 ans tué dans l'attaque — Attentat de Londres

La police britannique a procédé lundi à de nouvelles arrestations dans l'enquête sur l'attentat de Londres, revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), qui a fait sept morts et des dizaines de blessés à quelques jours des élections législatives. Un photographe de l'AFP a pu voir sur place les forces de l'ordre emmenant dans un fourgon quatre femmes qui se couvraient le visage à l'aide de leur foulard. La police métropolitaine a également annoncé la mort des trois auteurs de l'attentat, abattus par des policiers armés.

" Le moment est venu de dire: trop, c'est trop", a déclaré la Première ministre britannique au cours d'une allocution télévisée retransmise du perron du 10, Downing Street".

Cet attentat est le troisième à frapper la Grande-Bretagne en moins de trois mois. Les élections législatives britanniques n'ont pas été annulées, elles auront bien lieu ce jeudi.

Le drame a éclaté vers 22h00 (23h00 en Suisse), quand venait de s'achever la finale de la Ligue des champions de football, qu'un public nombreux était allé regarder dans les pubs de Borough Market, un quartier branché de la rive sud de la Tamise.

"Ils ont renversé des tas de gens", a témoigné à la radio Chris, un chauffeur de taxi.

La police armée est intervenue moins de dix minutes après le premier appel d'urgence et a tué les trois suspects, a indiqué un porte-parole de la police. La police a annoncé dimanche l'arrestation de douze personnes dans le cadre de l'enquête sur l'attentat. Dimanche en fin de journée, 36 personnes étaient encore hospitalisées. La première ministre Theresa May s'est rendue au King's College Hospital (sud de Londres), au chevet de victimes.

Plusieurs témoins ont déclaré avoir entendu les assaillants hurler: "C'est pour Allah". C'est la panique... Huit minutes plus tard, les trois assaillants sont abattus par huit policiers. Ils portaient des vestes avec ce qui ressemble à une ceinture explosive, qui s'avèrera fausse, afin de paniquer davantage la foule. La mère de Vincent a aussi expliqué au journal que, deux jours plus tôt, le responsable et ses collègues avaient reçu "une formation afin de connaître les consignes en cas d'attaque terroriste". "Nous ne pensons pas qu'il y ait quelqu'un d'autre, mais nous devons en être absolument certains", a-t-elle précisé. Le 22 mars, 5 personnes étaient tuées par un homme au volant d'un véhicule, qui avait foncé sur la foule sur le pont de Westminster, avant de sortir et de tuer un policier à coups de couteau. L'assaillant, un Britannique converti à l'islam, avait été tué. Puis, le 22 mai à Manchester, 22 personnes sont mortes dans un attentat-suicide à la sortie d'un concert de l'Américaine Ariana Grande. "En ces moments difficiles, nous exprimons notre solidarité avec la Grande-Bretagne, son peuple et son gouvernement, ainsi qu'avec les familles et les gouvernements des victimes de cette hideuse attaque", poursuit la même source.

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