Borough Market, un quartier branché de la capitale britannique — Attentat de Londres

Les trois assaillants ont été abattus par la police britannique

Les trois assaillants ont été abattus par la police britannique

Ces deux attentats ont été revendiqués par l'organisation jihadiste Etat islamique, contre laquelle le Royaume-Uni a effectué ces dernières années des raids aériens en Irak et en Syrie.

Samedi peu après 22h (heure locale), un van a foncé sur les piétons sur le pont London Bridge dans la capitale britannique, fauchant au moins six personnes, selon des témoins. Le véhicule s'est ensuite dirigé vers le quartier de Borough Market, ajoute le communiqué. Là, les assaillants ont quitté la camionnette puis ont poignardé plusieurs personnes, dont un membre de la police des transports, grièvement blessé au visage et à la jambe. Les suspects portaient de fausses vestes explosives pour démultiplier la panique, a indiqué la Première ministre Theresa may.

Le dernier bilan, dimanche soir, fait état de 7 morts et de 48 blessés, dont 21 dans un état grave.

"Il faut savoir que les unités britanniques de police ont maillé dans les zones touristiques l'ensemble des lieux susceptibles d'avoir une nouvelle attaque terroriste", a expliqué l'ancien négociateur en chef de l'unité de police du Raid, Christophe Caupenne. L'ouverture de cette enquête, pour tentatives d'assassinats en lien avec une entreprise terroriste, est une procédure habituelle en raison de la présence de Français victimes d'un acte terroriste à l'étranger.

La responsable de la police métropolitaine de Londres, Cressida Dick, a indiqué que la menace représentée par les auteurs de l'attentat de la veille avait été "neutralisée". Dimanche matin, l'attaque n'avait pas encore été revendiquée.

Plusieurs témoins ont déclaré avoir entendu les assaillants hurler: "C'est pour Allah". Ils n'arrêtaient pas d'essayer de venir me poignarder.ils poignardaient tout le monde.

Il s'agit de la troisième attaque qui frappe la Grande-Bretagne en moins de trois mois. Depuis l'attentat de Manchester il y a deux semaines, il est en effet resté élevé en Grande-Bretagne. Un Conseil de sécurité devait se tenir dimanche à Londres. Elle intervient douze jours après un attentat suicide à Manchester, qui a fait 22 morts et plus de 100 blessés, et cinq jours avant des élections législatives au Royaume-Uni.

Cet assaillant était avec deux complices dans la camionnette qui a foncé sur le London Bridge le 3 juin au soir. La police a également regardé si personne n'était tombé dans la Tamise. "Notre pays a réalisé de grands progrès mais aujourd'hui il faut dire que cela suffit", a-t-elle précisé. Une attaque qualifiée de terroriste très rapidement par la police et la première ministre Theresa May. Dimanche, le parti conservateur a annoncé la suspension temporaire de sa campagne pendant 24 heures.

"Il n'y a aucune justification à de tels actes barbares", a-t-il dit.

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