Un Français tué dans l'attentat de Londres revendiqué par l'Etat Islamique

Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attentat lundi matin par la voie de son agence de propagande Amaq. Dernier bilan: sept morts dont un Français, 48 blessés, dont 21 dans un état critique.

L'attaque de samedi a été revendiquée par l'EI, contre qui le Royaume-Uni a effectué ces dernières années des raids aériens en Irak et en Syrie.

Plus tôt, la Première ministre Theresa May l'avait lié à "l'idéologie malfaisante de l'extrémisme islamiste" dans une déclaration devant le 10, Downing Street.

Elle a également annoncé que les élections législatives britanniques se dérouleront comme prévu jeudi et que la campagne électorale reprendra de façon normale ce lundi.

La police a arrêté douze personnes (dont une a ensuite été relâchée) et mené de nombreuses perquisitions dans l'Est de Londres.

Des policiers lourdement armés se sont rendus notamment au domicile de l'un des trois suspects abattus lors de l'attentat.

Les noms des assaillants n'ont pas été encore révélés par la police mais la presse présente l'un d'eux comme un "père de famille". Un public nombreux était sur place, il était venu regarder la rencontre dans les pubs de Borough Market, un quartier branché de la rive sud de la Tamise.

"Ils ont renversé des tas de gens", a témoigné Chris, un chauffeur de taxi, a la radio LBC. "Ensuite, trois hommes en sont sortis armés de lames assez longues" et "ont poignardé des gens au hasard" dans le quartier voisin de Borough Market. Un autre Français est porté "disparu", a dit le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian.

Les Londoniens rendront hommage aux victimes lundi au cours d'une veillée à 18H00 (17H00 GMT). Ils poignardaient tout le monde en criant "C'est pour Allah", selon plusieurs témoignages.

"Il n'existe aucune justification possible pour de tels actes barbares", a réagi le maire de Londres Sadiq Khan. Dans un tweet, il a néanmoins aussi accusé Sadiq Khan de ne pas prendre au sérieux la menace terroriste.

"Le président français Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel, se sont dits "aux côtés" de la Grande-Bretagne". Après cette attaque, ils sont descendus de voiture et on asséné des coups de couteau aux passants. Puis, le 22 mai à Manchester, 22 personnes sont mortes dans un attentat suicide à la sortie d'un concert de l'Américaine Ariana Grande. "Il est important qu'avant toute chose il n'y ait plus personne qui représente encore un danger".

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