Une minute de silence observée au Royaume-Uni — Attentat de Londres

Un des terroristes gisant au sol après avoir été

Un des terroristes gisant au sol après avoir été

De Glasgow à Cardiff en passant par Belfast ou Londres, dans les institutions politiques ou dans les transports en commun, les Britanniques ont organisé un moment de recueillement pour rendre hommage aux victimes de l'attentat du 3 juin à Londres.

Au cours d'une courte cérémonie, le maire travailliste de la capitale, Sadiq Khan, s'est présenté en "Britannique musulman patriote" et a dénoncé "l'idéologie perverse" des terroristes, parlant d'"actes répugnants". Lui était inconnu des autorités.

Les deux hommes habitaient le quartier de Barking, dans l'est de Londres, où la police a arrêté plusieurs personnes ces derniers jours.

La police britannique a révélé lundi l'identité de deux des trois auteurs de l'attentat de Londres, Khuram Shazad Butt, un Britannique né au Pakistan connu des services de police, et Rachid Redouane, qui se présentait comme un binational marocain et libyen. La police avait identifié la veille les deux autres auteurs de cet attentat qui a fait 7 morts et une cinquantaine de blessés, et annoncé la libération de 10 suspects jusqu'ici détenus.

L'attentat, qui a fait sept morts, a été revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique.

Les trois assaillants ont percuté samedi soir des piétons à bord d'une camionnette en fonçant dans la foule sur le London Bridge, avant d'abandonner leur véhicule et d'attaquer les passants à l'aide de couteaux dans le quartier voisin de Borough Market. 36 le sont toujours ce mardi, dont 18 dans un état critique. Il se servait aussi d'une autre identité, sous le nom de Rachid Elkhdar, avec une date de naissance différente.

Le chef de l'opposition travailliste Jeremy Corbyn a appelé la Première ministre Theresa May à la démission, lui reprochant des réductions d'effectifs policiers ordonnées lorsqu'elle était ministre de l'Intérieur (2010-2016).

Au cours d'un meeting devant ses partisans lundi soir dans la périphérie de Bradford (nord), Mme May a de son côté vanté les mérites de son leadership "solide et stable".

Son parti conservateur reste en tête des sondages, mais l'écart avec les travaillistes s'est nettement resserré.

Cette séquence difficile tombe mal pour Theresa May, qui espère sortir du scrutin avec une majorité renforcée au Parlement avant d'aller négocier le Brexit.

L'attentat a été revendiqué par le groupe Etat Islamique.

"Nous ne laisserons personne, pas même Donald Trump, diviser nos communautés", a déclaré l'élu à la BBC.

L'hôte de la Maison Blanche a poursuivi ses charges, jugeant "pathétiques" les explications de Sadiq Khan qui s'était défendu d'avoir "pris le terrorisme à la légère", quitte à ébranler la relation spéciale qui, de longue date, unit Londres et Washington.

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