Face à Trump, le camp pro-climat américain gagne en puissance

Donald trump et Elon Musk le 23 janvier 2017 à Washington
          NICHOLAS KAMM Brendan Smialowski- AFP  Archives

Donald trump et Elon Musk le 23 janvier 2017 à Washington NICHOLAS KAMM Brendan Smialowski- AFP Archives

Jeudi dernier, il a annoncé la sortie de son pays de l'Accord de Paris sur le climat. Ils ont également manifesté leur volonté de "le défendre sur la scène internationale", a-t-on précisé de même source.

De manière générale, lors des élections de 2016, les Républicains ont touché 15 fois plus d'argent que les Démocrates en provenance des industries liées à l'énergie fossile.

Aux Etats-Unis, de nombreuses figures du monde économique ont fait part de leur déception, et ont insisté sur l'urgence d'agir face au réchauffement.

Le titre de l'article est univoque, soulignant que finalement, malgré un âpre débat au sein de ses équipes, entre les ultraconservateurs de la ligne Bannon, et les New Yorkais représentés par sa fille Ivanka et son gendre Kushner, le président est "resté là où il a toujours été".

Les Etats-Unis se sont engagés, dans le cadre des accords de Paris, à réduire leurs émissions de 26 à 28% d'ici 2025 par rapport à 2005. Car si le leader américain avait poursuivi les discussions de l'intérieur, ses positions auraient pu considérablement freiner l'avancée du processus eu égard à son influence mondiale.

La mairesse de Paris, Anne Hidalgo, y est même allée d'une initiative toute en lumière en éclairant l'hôtel de ville en vert pour bien marquer le coup. Quelques heures après que Donald Trump ait officialisé le retrait des Etats-Unis des accords de Paris, Emmanuel Macron a vivement réagi dénonçant " un désastre pour l'humanité", avant d'appeler les 193 autres pays-signataires à " ne rien céder ".

Le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen a estimé que ce jeudi était une "triste journée pour le monde".

"Le vrai problème pour les entreprises américaines", assure-t-il à l'AFP, "c'est qu'avec les Etats-Unis seul pays hors de l'accord [en réalité, le Nicaragua et la Syrie n'ont pas non plus signé l'accord, NDLR] elles ne seront plus attractives pour les investisseurs" et "cela pourrait nous coûter cher".

Donald Trump et les poignées de main, c'est toute une histoire. Pour preuve: ce concert unanime de réactions hostiles à la décision de retrait du président américain. Selon une étude de l'université de Yale, 47 % de ses électeurs soutiennent le maintien des États-Unis dans le traité.

Dans le concert de condamnations, peu de voix discordantes se sont fait entendre. La chancellerie brésilienne s'est déclarée "inquiète de l'impact négatif d'une telle décision", tout en rappelant que "le combat contre le changement climatique est un processus irréversible, inarrêtable et compatible avec la croissance économique". "Il n'y a pas de problème avec le climat ni l'accord de Paris", a insisté cette source. Selon le quotidien britannique The Independent, un porte-parole du Kremlin a toutefois nuancé que "l'efficacité de cette convention est susceptible d'être réduite sans ses principaux participants".

"Déçu de la décision du jour sur les accords de Paris". Le changement climatique est réel. Pire, cette décision va faire perdre quatre ans de plus. Le président américain a cité des études controversées et repris, hors de leur contexte, certains faits scientifiques pour tenter de minimiser l'importance de la lutte contre le réchauffement climatique et maximiser le coût pour l'économie des États-Unis de cet accord.

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