La France appelle au dialogue après la mise au ban du Qatar

Les faits? Hier, l'Arabie saoudite, les émirats arabes unis, le Yémen, l'Égypte et Bahreïn ont donc rompu avec le grand producteur gazier du Golfe, l'accusant de soutenir al-Qaïda et Daech, ainsi que les Frères musulmans mais aussi "les activités de groupes terroristes soutenus par l'Iran dans la province (saoudienne) de Qatif" où se concentre sa minorité chiite, ainsi qu'à Bahreïn, où la majorité chiite subit la répression sunnite. Dans un premier temps, elle avait annoncé une suspension de vols lundi jusqu'à 23H59 GMT.

Elle indique aux clients affectés par la suspension des vols qu'ils peuvent soit se faire rembourser leurs billets soit réserver des places vers d'autres destinations.

Le président américain Donald Trump a accusé mardi le Qatar, pourtant allié des Etats-Unis, de financer les extrémistes, prenant fait et cause pour l'Arabie saoudite et des pays amis qui ont rompu avec ce riche émirat du Golfe.

De son côté, Emirates a déclaré qu'il suspendra tous les vols en provenance et à destination de Doha à partir du 5 Juin et jusqu'à nouvel ordre.

Le Qatar héberge la plus grande base aérienne américaine dans la région, forte de 10.000 hommes et siège du commandement militaire américain chargé du Moyen-Orient.

Doha a réagi en appelant à un dialogue " ouvert et honnête ", tout en dénonçant une décision " injustifiée ", dont " l'objectif est de placer l'Etat sous tutelle, ce qui marque une violation de sa souveraineté ".

Dans une apparente tentative de médiation, l'émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, a en outre reçu lundi un émissaire saoudien et s'est ensuite entretenu au téléphone avec le chef d'Etat du Qatar.

Pour le ministre d'Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash, il faut d'abord "rétablir la confiance" et obtenir des "garanties" avant de reprendre langue avec Doha.

Alliée à la fois de Ryad et de Doha, Washington avait invité les pays du Golfe à rester "unis" lundi.

Cette crise est la plus grave depuis la naissance en 1981 du CCG, qui réunit l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar.

"Je viens d'apprendre que je ne pourrai pas utiliser mon billet" pour Manchester, a dit à l'AFP Farrukh Hafez, employé à Abou Dhabi.

L'Arabie saoudite a fermé lundi les bureaux de la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera, quelques heures après la rupture par le royaume et quatre de ses alliés de leurs liens avec le Qatar, selon l'agence officielle Spa. Le pays de 2,5 millions d'habitants est pointé du doigt par ses voisins et est accusé de "soutenir le terrorisme".

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